Les vignerons savent aussi servir les bonnes causes

Ils étaient tous présents, ce mercredi 27 avril, en soirée, à l’Hôtel de Ville de Chinon : vignerons, membres de la Table Ronde et du Club 41, accompagnés de leurs familles, Frank Brouillard, représentant de l’ASSEDEA (association nationale de soutien aux familles concernées par des malformations de membres), et Jean-Luc Dupont, maire de la ville. La raison: un chèque de 3 000 € remis à l’association, fruit d’une vente aux enchères organisée à l’occasion des 50 ans de la Table Ronde et du Club 41 de Chinon. Au cours de cette soirée, 14 Jéroboams offerts par six vignerons de l’AOC Chinon ont été vendus, sous la direction de Maître Christophe Herbelin.

Pourquoi l’ASSEDEA ?

Cette association, créée depuis 40 ans, a été choisie car elle a en commun avec les deux clubs, des missions de partage d’expériences, d’échanges et de rencontres. De plus, elle a soutenu Jérôme Billard, vigneron membre de la Table Ronde de Chinon, et sa famille, dès la naissance d’Armand, son fils, atteint d’une agénésie de l’avant bras droit (absence de formation du membre lors du développement fœtal). Les responsables des deux clubs n’ont donc pas hésité longtemps quand le jeune papa a proposé de faire un don à l’ASSEDEA: « Nous étions tous prêts à relever le défi, très heureux de mettre cela sur pied. C’était une belle cause à défendre! », a assuré Jean-Vincent Boussiquet, représentant de la mairie et du club 41, avant de remercier la municipalité, tous les viticulteurs, acteurs de cette vente, et aussi « toutes les compagnes, femmes, épouses, avec leur grand cœur de mamans. »

Jérôme Billard, souriant, était satisfait de voir « le tryptique associations, Table ronde-Club 41-vins de Chinon réunis. »

Frank Brouillard, bénévole actif, membre du conseil d’administration de l’ASSEDEA, s’est, lui, réjoui avec émotion : « Au nom de l’association, nous sommes très reconnaissants de cette initiative et vous remercions tous, donateurs et participants. J’espère que vous serez longtemps derrière nous. On a besoin de mécènes. »

« Vos associations sont à la fois anciennes et actives dans la solidarité », a souligné, de son côté, Jean-Luc Dupont. « Nous sommes pour les gens passionnés et investis à faire avancer des causes. Sachez que la ville de Chinon reste à votre disponibilité si vous avez des besoins. Merci à tous pour cette belle œuvre!»

Après le petit chant des traditions des deux clubs, une dégustation a réuni tous les participants autour de vins du terroir et de produits locaux.

Les vignerons qui ont offert les jéroboams : domaine Marc Plouzeau, domaine Pierre et Bertrand Couly, domaine de la Noblaie, domaine Pierre Ferrand, Le Château de la Grille, domaine de la Semellerie.

 

Après le gel, le combat !

Evidemment, tout le monde a la larme à l’œil depuis le terrible coup de gel du 27 avril. Je dois dire que j’ai suivi avec angoisse cette actualité depuis l’étranger où je me trouve jusqu’à la fin de cette semaine. Celles et ceux qui suivent toute l’année la filière vins, ce qui est notre cas, ne peuvent malheureusement pas faire grand-chose, si ce n’est apporter tout leur soutien aux vignerons victimes de cet accent aigu climatique. Entre moins quatre degrés et moins six à cette période de l’année, ça fait mal ! Ce qui nous rappelle que même dans une période de réchauffement climatique – et justement peut-être parce qu’il y a ce réchauffement climatique -, les accidents de ce genre sont possibles et risquent malheureusement d’être plus fréquents qu’on ne le pense à l’avenir. Ce que nous pouvons faire aussi, et néanmoins, nous qui sommes de la presse, c’est informer au mieux et régulièrement, c’est-à-dire pas à coups d’émotions passagères, mais tout au long de l’année, de l’importance de cette filière qui devrait trouver auprès des pouvoirs publics l’écho d’une activité culturelle et socio-économique, pas que sanitaire comme on l’entend trop souvent en mélangeant les genres à souhait sous les coups de boutoir d’hygiénistes de tout poil.

Certains médias me lassent également par ailleurs. Ils ont eux aussi la larme facile, qui suggère souvent un voyeurisme dont je ne me régale pas. Et ils se cachent le reste de l’année derrière leur petit doigt pour éviter de parler de cette embarrassante filière, indispensable à la balance économique de la France, mais dont il ne faudrait pas trop parler sous peine d’être enquiquinés par quelques lobbies.

La Touraine a donc particulièrement été touchée dans le Val de Loire. Près de 100 % de bourgeons en moins du côté de l’appellation Noble Joué, 60% de pertes sur Montlouis, Bourgueil et Saint-Nicolas-de-Bourgueil, la moitié des vignes décimées sur Chinon… Bref : la galère ! Et la note est salée. Dans les colonnes de La Nouvelle République, Guillaume Lapaque, le directeur de la fédération des associations viticoles d’Indre-et-Loire et de la Sarthe, le souligne : « On peut estimer que ce sont entre 100 et 200 millions d’euros de chiffres d’affaires qui se sont envolés. Les vignerons ont perdu la moitié de leur salaire annuel, parce qu’il a fait moins quatre degrés l’espace de deux heures. Mais les problèmes économiques se poseront au printemps 2017, au moment de la vente du millésime. Nous avons une année pour nous y préparer, travailler avec l’État, les banques, la MSA, les comptables et les vignerons, pour trouver ensemble des solutions. » Car la douleur est vive du côté de ces derniers. Leurs commentaires sur leurs pages facebook en ont témoigné ces derniers jours. Philippe Boucard (Bourgueil) l’a indiqué : « Certaines AOC comme le Muscadet, ne s’en sont jamais remises. Je crains que la santé économique très précaire de nos entreprises provoque une hécatombe … » Et si l’on compare évidemment cette gelée de 2016 à celle de 1991, Cyril Robert (Vouvray) rappelle « qu’en 91 les caves n’étaient pas vides, elles étaient même pleines avec deux très grands millésimes auparavant ! » Ce n’est pas une mince différence. Quant à Benoît Gautier (Vouvray), il s’inquiète de ces quelques mots envoyés avec la vivacité qu’on lui connaît : « Bon, maintenant, on va rentrer dans le vif du sujet : les médias radio et TV sont en cours, le public découvre une nouvelle expression ‘’les gelées noires’’, les politiques tendent l’oreille mais comme on ne fera pas de défilés, ni de manifs… Debout ou couchés, il faudra se battre encore une nouvelle fois au corps à corps avec les experts d’assurance, les banques, l’administration… Cette fois il faudra être vigilant, avec les souvenirs pour certains, comme moi, des années amères de 1991-1994-2008-2012 et certains 2013… Alors, en avant et surtout il faut regarder devant et penser au prochain millésime. »

C’est qu’il ne faut pas s’arrêter en chemin. Le Président du Conseil départemental, Jean-Gérard Paumier, est en train de faire sa tournée avec la précision que cette collectivité vient d’annoncer le déblocage d’un fonds d’urgence de 200 000 euros. C’est déjà cela !

Jean-Claude BONNAUD

Du nouveau dans le Val de Loire

Sylvain Naulin, nouveau directeur général d’InterLoire

InterLoire a recruté son nouveau directeur général, Sylvain Naulin, qui prendra ses fonctions le 6 juin. Il succèdera ainsi à Benoît Stenne. Il aura pour mission de mettre en œuvre la nouvelle politique de l’interprofession et sera directement rattaché à Gérard Vinet, président d’InterLoire. Nul doute qu’il ne manquera pas de travail et qu’il devra faire preuve de conviction, qui plus est à un moment où le monde vinicole vient d’être sévèrement touché, en tout cas pour une partie du Val de Loire, par le gel.

Ingénieur formé à Bordeaux Sciences Agro (école d’ingénieurs en agronomie), Sylvain Naulin connaît bien la filière, nous dit-on. Il a d’abord travaillé comme enseignant en économie-gestion dans un lycée viticole, où il était associé à la gestion de l’exploitation pédagogique. Il a également exercé à la direction départementale de l’Agriculture de Mâcon (Saône et Loire) et rejoint le Ministère de l’Agriculture où il était chargé des questions internationales de la filière vins.

Il était depuis sept ans secrétaire général adjoint au Comité Européen des Entreprises Vin, basé à Bruxelles, en charge, notamment, des questions réglementaires et d’export.

La cave des vignerons de Saumur et celle de Bourgueil fusionnent

La fusion entre la Cave des Vignerons de Saumur et celle des Vins de Bourgueil a été actée mardi 26 avril et prendra effet le 1er mai. La nouvelle structure s’appellera Robert et Marcel, du nom de la nouvelle marque de la Cave de Saumur.

Une première assemblée générale extraordinaire n’avait pas permis de valider le projet fin février. « Des réunions de secteur avec les vignerons et un important travail d’information ont permis de lever les doutes et les craintes chez les adhérents », précise le communiqué que nous avons reçu. Le projet de fusion a, cette fois, été entériné par 82% des voix par une assemblée réunissant plus de 81% des adhérents.

Du côté de cette nouvelle structure, on précise également que « le rapprochement des caves de Saumur et de Bourgueil est la continuité d’une parenté de fait. » Les deux caves partageant déjà « la proximité géographique, historique et culturelle mais aussi viticole (terroir de tuffeau et sables, cépage cabernet franc, cahier des charges vignoble similaire). Proximité aussi via leur relation existante de sous-traitance de mises en bouteilles. »

Objectif de cette fusion ? « Les caves entendent sécuriser la qualité et la quantité des approvisionnements et rendre plus attractive la coopération auprès des jeunes viticulteurs et des clients. Les économies d’échelles se feront principalement sur la mutualisation des équipements et les investissements matériels. Les effectifs resteront les mêmes en 2016 (60 salariés) (N.D.LR. : et après ?). La rationalisation escomptée à terme devrait profiter à l’ensemble des opérateurs et améliorer la performance économique globale. Les économies attendues seront répercutées sur la rémunération des viticulteurs des deux caves. »

Les responsables de cette nouvelle entité soulignent « qu’avec une production globale de 120 000 hectolitres (16 millions de bouteilles) et un chiffre d’affaires de 28 millions d’euros », la cave nouvelle version « représentera 69% des volumes distribués par Alliance Loire, leur filiale commerciale commune. » Ce groupe représentera désormais sept caves coopératives, du Pays Nantais à l’Orléanais.

 

A la gloire des vignerons de Touraine

Notre confrère, Jean-Luc Péchinot, n’en est pas à son coup d’essai. Hédoniste, il parcourt depuis un bout de temps les méandres des vignes et des tables tourangelles et nous propose ici, avec Vignerons et crus de Touraine, un beau livre.

Dans cet ouvrage, sorti fin 2015, il trace une balade balisée par 99 vignerons tourangeaux dont il tire les portraits. Ce grappillage incite à mettre le nez dans un verre pour goûter les vins de ces hommes et femmes de passion que nous défendons bec et ongle, Jean-Luc et nous, dans notre revue Le Vin Ligérien, parce qu’ils le méritent, notamment parce qu’ils font vivre des territoires qui, sans eux, n’auraient plus la gueule du pays. Les vignes façonnent en effet nos paysages depuis des lustres sous la férule de l’homme qui ne compte ni sa sueur ni les années pour arriver au meilleur résultat. Lequel, on le sait, est une école de patience. Les meilleures vigneronnes et les meilleurs vignerons sont en effet celles et ceux qui ont forgé leur réussite sur la base de l’humilité et qui acceptent chaque jour d’en apprendre davantage.

Allez leur rendre visite, ils vous accueilleront toujours avec plaisir !

Vignerons et crus de Touraine, Berger Editions, par Jean-Luc Péchinot (jean-luc.pechinot@orange.fr)

Une journée 100% grolleau

Vendredi 22 avril, la promotion 2016 du BPREA viticulture-œnologie de Montreuil-Bellay organise « Au bout du Grolleau ». Vignes, vinification, histoire, dégustation… toutes les facettes de ce cépage sous-estimé seront étudiées.

Le grolleau, cépage « qui se perd »

Le grolleau est un cépage « qui se perd un peu » en Anjou et Touraine, explique d’emblée Charles Busnel, stagiaire BPREA au lycée Edgard-Pisani de Montreuil-Bellay. « Avec les primes à l’arrachage, on voit régulièrement du grolleau arraché, à la faveur du cabernet. »

Il faut dire que les appellations font du grolleau un cépage d’assemblage, autorisé dans une limite maximale de 60% dans certaines AOC (Touraine Azay-le-Rideau).

« Le grolleau, il faut savoir le canaliser »

Pourtant, les étudiants en sont convaincus –et ils ne sont pas les seuls, le grolleau peut faire « de très bons vins » quand il est vinifié tout seul. « Les vins sont sur le fruit rouge, la violette. Les tanins sont très fins, décrit Charles. Ca peut faire des fins fluets, mais ça peut aussi donner des vins avec beaucoup de structure. Il n’y a qu’à goûter le grolleau du domaine des Roches Sèches.  Mais c’est un cépage très productif, il faut savoir le canaliser. »

Programme : le grolleau sous toutes les coutures

Organisée dans le cadre de leur formation, la journée « Au bout du grolleau » laissera la parole aux « défenseurs » de ce cépage.

Au programme à partir de 13h30, plusieurs interventions (à destination des professionnels) présenteront diverses approches du grolleau :

  • Sélection et conservation, avec Virginie Grondain, de l’IFV pôle val de Loire – Centre.
  • Conduite du vignoble, avec les expertises de Nicolas Rubin, agent d’ATV49, et du vigneron Nicolas Rubin.
  • Vinification du rouge, avec le vigneron Sylvain Potin (Clau de Nell).
  • Commercialisation, avec Patrick Rigourd, caviste à Angers (les Halles de la Roseraie).
  • Un salon, à partir de 17h, permettra de déguster… du grolleau uniquement, produit par une quinzaine de domaines angevins ! (tarif 5 euros).
  • Et pour finir, un repas à l’auberge des Isles permettra de tester des accords mets et grolleau. (Tarif : 30 euros, sur inscription à contact@auberge-des-isles.fr)

Pratique

Vendredi 22 avril, à partir de 13h30 au lycée Edgar-Pisani, route de Méron, 49260 Montreuil-Bellay. Entrée libre. Inscription / renseignements : lajourneedugrolleau@gmail.com ou tél.07 83 39 35 72.

Vin et culture à Vinicircus, samedi 16 et dimanche 17 avril

La 13e édition du festival Vinicircus ouvre ses portes samedi 16 avril et dimanche 17 avril à Guipel, dans la campagne rennaise. Au programme : 73 vignerons venus de toute la France, 3000 visiteurs attendus, et des concerts et spectacles.

Vinicircus est organisé par des bénévoles, amateurs de vins et désireux de « démocratiser » le vin naturel ». D’où cette idée, unique dans l’Ouest, de mêler culture et salon des vins. Le tout à la campagne, pour apporter la culture là où elle est la plus rare.

Pour son édition 2016, Vinicircus sort le grand jeu en accueillant Miossec, pour la soirée d’ouverture du vendredi 15 avril.

La culture continue le samedi, avec l’artiste Sébastien Barrier, un habitué du salon. Dominique Hutin, chroniqueur « vin » sur France Inter, animera également une « vinicauserie », un débat sur le vin.

73 vignerons attendus à Vinicircus

Côté vin, 73 vignerons sont attendus. Des producteurs de « vin naturel » (bio et sans intrant) exclusivement, venus de toute la France et même au-delà. Les organisateurs font une belle place aux jeunes vignerons, en leur proposant un tarif préférentiel… ou en demandant aux plus « anciens » de laisser leur place. C’est donc l’occasion de découvrir des nouveaux vins !

3000 visiteurs sont attendus dans le week-end, un public familial et bon-enfant, curieux de culture… sous toutes ses formes.

A noter : un des points fort du festival, ce sont les repas du samedi et dimanche soir, où se côtoient les vignerons et les visiteurs, autour de plats préparés par des chefs locaux. Mais tout est complet depuis plusieurs semaines… Rendez-vous pour la 14e édition !

Pratique

Toutes les infos sont aussi sur le site du festival.

Quand ? Samedi 16 et dimanche 17 avril, à partir de 10h.

Où ? A Guipel (salle des fêtes), à côté de Rennes. A noter : des navettes sont organisées entre Rennes et Guipel (plus d’infos sur le site du festival).

Tarif 7 euros, avec un verre de dégustation.

Le Syndicat des vins de Saumur s’ouvre un nouvel avenir

Vendredi 8 avril, en fin d’après-midi, le Syndicat des Vins de Saumur a inauguré ses nouveaux locaux, 49 avenue du Maréchal Leclerc, à Saumur évidemment.

Beaucoup de monde pour cette soirée festive où le Président du syndicat, Philippe Porché, a su rappeler le travail des vignerons qui ont précédé la génération actuellement aux manettes dans les exploitations, non sans souligner le travail de Patrick Vadé, Président du Syndicat de Saumur-Champigny, qui a suivi les travaux de cet espace durant toute une année. Philippe Porché a également noté l’impact du vin pour la ville. Car les vins du Saumurois, ce n’est pas rien ! Ils pèsent, par exemple, pour dix mille emplois (hors négoce) dans le département du Maine-et-Loire. C’est aussi, chaque année et en moyenne, 215 000 hectolitres pour 3 900 hectares. Autrement dit 28 millions de bouteilles « qui portent sur leur étiquette le nom de Saumur. » Qui dit mieux ?

Ces nouveaux locaux, au-delà du fait qu’ils sont très réussis sur le plan esthétique, se révèlent particulièrement fonctionnels et témoignent de la foi en l’avenir du collectif des vignerons des sept appellations du secteur. Qui partagent un socle commun de valeurs lui permettant visiblement d’avancer vite. A la mesure de la Fédération des vins d’Anjou et de Saumur qui  vient de rouvrir, rue Carnot, la Maison des vins, fermée par Interloire il y a quelque temps dans le cadre de sa restructuration.

Autant de signes qui témoignent de la vitalité du monde du vin dans cet Ouest ligérien au moment où un grand week-end s’annonce puisque ces 9 et 10 avril sont aussi voués, au cœur de Saumur, aux Journées du Livre et du Vin où vous pourrez d’ailleurs nous retrouver sur le stand de notre revue Le Vin Ligérien.

Détails pratiques :

Syndicat des Vins de Saumur, 49, avenue du Maréchal Leclerc à Saumur. Téléphone : 02 41 51 16 40. Courriel : contact@vins-de-saumur.com ; site : www.vins-de-saumur.com

Ouvert toute la semaine, du lundi au vendredi de 9 heures à 12 h 30 et de 14 heures à 17 h 30 sauf le mercredi où les horaires d’ouverture sont de 9 heures à 12 h 30.

Philippe Pitault, nouveau président des Vignerons Indépendants d’Indre-et-Loire

Philippe Pitault vient d’être élu à la présidence de la Fédération des Vignerons Indépendants d’Indre-et-Loire, succédant ainsi à Cyprien Caslot. Il s’est vu confier la présidence, mercredi 6 avril, par un conseil d’administration unanime.

Philippe Pitault, 45 ans, exploite aujourd’hui, avec son frère Christophe, 30 hectares de vignes en appellations Bourgueil et Saint-Nicolas-de-Bourgueil. « La famille Pitault-Landry adhère aux Vignerons Indépendants depuis la création de la fédération d’Indre-et-Loire, je n’avais que dix ans ! », explique le nouveau président. « Cela a toujours été une évidence, une seconde nature, pour notre famille. Mon père, Claude, s’est d’ailleurs beaucoup investi avant moi dans le mouvement, aux côtés de vignerons de toutes les régions de France. »

 Le mouvement des Vignerons Indépendants regroupe les vignerons qui travaillent leurs vignes, récoltent leur raisin, vinifient leurs vins et les commercialisent. Il a une dimension syndicale de défense du métier, mais il aide aussi ses adhérents en proposant des services comme les salons, les formations ou la vente de capsules. Enfin il assure la promotion du métier de vigneron, grâce à son logo et à des événements comme le « pique-nique chez le vigneron », dont la prochaine édition aura lieu lors du week-end de la Pentecôte.

« Après six années de présidence, il était temps pour moi de passer la main », commente, de son côté », Cyprien Caslot, son prédécesseur. « Je suis heureux du travail accompli en Indre-et-Loire et de la progression de +20% de nos adhérents. Cette responsabilité s’est révélée très intéressante et je resterai de toute façon investi dans le mouvement. »