[CARTE]La vigne en Loire, mais à quel prix ?

Dans le numéro de printemps 2017, le Vin Ligérien a mené l’enquête sur le prix de la terre. Combien vaut un hectare de vignes dans le val de Loire ?

 

Sur la carte ci-dessus, qui représente les moyennes par département (source Agreste), l’on sent déjà que les écarts, d’un coin à l’autre du vignoble, sont assez énormes… Et encore : au sein d’un département, les appellations n’ont pas toutes la même valeur… Dans le Cher, par exemple, la moyenne (en 2015) des prix démarre à 17000 euros l’hectare… et monte jusqu’à 136000 euros en Sancerre !

Retrouvez le dossier exclusif sur le prix des vignobles de Loire dans le N°21 (mars-avril 2017) du Vin Ligérien :

  • Les tarifs appellation par appellation
  • Les évolutions
  • Le regard de plusieurs experts en transmission de domaines viticoles

 

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Retrouvez-nous le 6 avril à Tours !

Nous organisons une rencontre le 6 avril à compter de 18 heures à Tours, Villa Rabelais, 116 Bd Béranger, sous l’égide de l’Université François Rabelais, de l’I.E.H.C.A. et de l’Association Tours Val de Loire Cité Internationale de la Gastronomie. A l’occasion de la sortie de notre livre « La Loire est en elles », et au cours d’une table ronde, nous évoquerons la relation entre la femme et le monde du vin. Après cet échange, Jean-Claude Bonnaud dédicacera ce livre sur lequel il a commencé à travailler il y a trois ans maintenant. Cette rencontre se terminera par une dégustation des vins défendus par quelques unes des femmes de Touraine.

Nous espérons vous y retrouver, sachant que nous aurons le plus grand plaisir à échanger avec vous au cours de cette soirée.

D’autres rendez-vous seront organisés à propos de ce livre et de sa thématique sur le rapport entre les femmes et le monde du vin prochainement dans les autres secteurs du Val de Loire. Nous vous tiendrons bien entendu au courant.

BD : la success story « Pur Jus »

Fleur Godart et Justine Saint-Lô signent à quatre mains la bande dessinée Pur Jus, promenade ultra-documentée dans le vignoble « nature ».

 

Avec déjà plus de 4000 exemplaires vendus, Pur Jus rencontre un joli succès, porté par un bouche-à-oreille flatteur.

Dans cet album aux couleurs douces, le lecteur suit les deux auteures dans leur périple, à la rencontre d’une trentaine de vignerons de France (et d’Espagne), dont quelques-uns de Loire. Dans leurs vignes, ils nous parlent de leur passion, de leurs inquiétudes, des joies et des peines de leur métier. Les propos sont techniques, voire pointus. Mais les dessins empreints de poésie de Justine Saint-Lô rendent le propos non seulement compréhensible mais même instructif ! Il y a en prime pas mal d’humour et de simplicité…

Rencontre avec Fleur Godart, qui signe les jolis textes de Pur Jus :

 

Comment est née cette bande dessinée ?

Fleur Godart. « Dans mon travail (grossiste en vins et volailles), je rencontre beaucoup de vignerons, et je me suis rendu compte que je colportais souvent les infos techniques d’un vigneron à l’autre. Avec Justine Saint-Lô, on est donc parties sur un petit carnet de techniques pour les viticulteurs… Rapidement, c’est devenu plus que ça. En gros, de juillet 2015 à juin 2016, on a passé tous nos week-ends dans les vignes. J’enregistrais les échanges, et Justine les illustrait ensuite. »

Pur Jus : « Une petite fenêtre sur ce qui se passe dans le vignoble »

Les propos des vignerons sont très techniques. Pur Jus s’adresse-t-il aux vignerons ou aussi aux béotiens ?

« Les deux. Ca peut s’adresser aussi aux professionnels du vin qui n’ont pas forcément l’opportunité d’aller dans les vignes tous les week-ends. Pur Jus, c’est une petite fenêtre sur ce qui se passe dans le vignoble.

Mais nous avons aussi eu des retours très enthousiastes de novices, qui étaient contents d’apprendre tout ça, avec des explications très concrètes.

C’est vrai que c’est très technique, du coup, ça va aussi intéresser des vignerons. Mais le dessin de Justine, qui apporte de l’humour et de la tendresse, rend les sujets pointus très accessibles. »

 

Les vignerons rencontrés travaillent tous en bio, voire dans l’esprit du vin dit « nature ». Pourquoi ce choix ?

« Nous avons choisi des gens dont nous aimions les vins au départ. Ensuite, on n’est pas dans le jugement moral… Mais on a fait le choix de parler de choses et de gens qui nous rendent heureuses. Ce qu’on a appris, c’est qu’il n’y a pas une vérité. La BD montre justement qu’il y en a plusieurs, ce qui va à l’encontre du côté dogmatique que peut avoir parfois le mouvement du vin naturel. C’est plutôt une invitation à l’essai, à l’expérience, le petit caillou dans la chaussure du conventionnel. Si en lisant ça, un conventionnel se dit « Ah tiens, la prochaine fois que je passe dans le coin, je m’arrête pour lui parler », déjà, c’est chouette ! L’idée c’est de dire aussi : « Si vous vous posez des questions, sachez qu’il existe tout un tas de vignerons qui ont des réponses là-dessus… »

 

Propos recueillis par J.R.

 

Agenda dédicaces

Les deux auteures de Pur Jus seront présentes pour vendre et dédicacer leurs albums :

Dimanche 1er avril, au salon du Vin à Alençon.

Samedi 15 et dimanche 16 avril, à Guipel (35), pour le salon Vinicircus

Samedi 13 et dimanche 14 mai, à Saumur, dans le cadre du Livre et Du Vin

 

« Pur Jus », Fleur Godart et Justine Saint-Lô, éd. Marabout, 22€

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Le sommaire du N°21 du Vin Ligérien

Nos agendas

Les vignobles de Loire, du Pays nantais au Sancerrois, ne bénéficient pas du même attrait pour les investisseurs. A quels niveaux se situent ces marchés ? Notre enquête vous apporte les réponses. Exclusif !

Nous vous emmenons ce trimestre dans les caves suivantes : Eric et Thierry Désormière (Côte Roannaise), Maroussia Wilk-Tatin (Quincy et Reuilly), Claude et Gisèle Minier (Coteaux du Vendômois), Sébastien Cornille (Jasnières et Coteaux du Loir), Michel Autran (Vouvray), Jérôme et Guillaume Sourdais (Chinon), Michel Chevré (Saumurois), Sylvain Dittiere (Montreuil-Bellay), Emmanuel Merceron et Olivier Martin (Coteaux d’Ancenis), Jean-Pierre Guédon (muscadets Côtes de Grandlieu), Alban et Vincent Orion (Fiefs Vendéens-Chantonnay).

Notre sélection de jolies bouteilles du trimestre.

La dégustation des Quarts de Chaume, dont nous vous proposons les commentaires, s’est déroulée dans la salle de la Godeline, rue Plantagenêt, à Angers, le 13 décembre 2016. Une belle matinée où les dégustateurs ont pu tester le millésime 2014 d’une douzaine de producteurs.

Les verres sont-ils capables de magnifier un vin ? Aucun doute n’est permis à ce sujet. De l’histoire aux études les plus fines, tout le montre. Voyage dans ce mystérieux univers qui démarre il y a environ trois mille ans, non sans que l’homme se soit posé la question des contenants pour boire bien avant…

Notre interview du trimestre : Jean-Michel Larqué. L’ancien footballeur, notamment de l’AS Saint-Etienne des grandes années, toujours chroniqueur de ce milieu très particulier, est également attentif au monde du vin.

Dans notre rubrique « Des hommes et des femmes de bonne volonté », nous nous intéresserons tout au long de l’année aux jardins. Premier volet ce trimestre autour de ceux qui ont caché quelques amours célèbres.

Notre rubrique gastronomique vous emmène découvrir ces assiettes de petits légumes de printemps qui nous font toujours autant saliver.

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« Nous sommes des vignerons océaniques »

Dans un « Manifeste » très inspiré, les vignerons du Nantais proclament leur amour du Muscadet, de la Loire et de l’océan. Et donnent un aperçu de leur nouvelle stratégie de communication…

« Nous sommes des vignerons océaniques : nos vignes voient partir les bateaux, germer des aventures. Et elles donnent naissance à des vins d’écumes, salés, iodés, mentholés. Des vins ébouriffants de la fraicheur de l’Atlantique. »

Ainsi parlent les vignerons du vignoble nantais –Muscadet, Grosplant et Coteaux d’Ancenis – dans leur nouveau manifeste.

Dévoilé le 21 février 2017 lors de l’assemblée générale de la fédération des vins du Nantais, à la Haye-Fouassière, cetté poétique déclaration dépeint avec lyrisme le vignoble « le plus à l’Ouest » et son cépage, le melon de Bourgogne, « unique au monde »  mais « pas facile ».

Ce texte plein d’emphase est la première pierre d’une nouvelle stratégie de communication, imaginée avec l’agence SoWine et qui sera dévoilée au fil des prochains mois. En un mot : on devrait retrouver souvent le thème de la marinière associé au Muscadet…

Un manifeste, une marinière et des homards

Ainsi, autre signe de ralliement, la fédération a signé un partenariat avec l’entreprise de textile Royal Mer Bretagne, dont l’usine est basée à la Regripière (44) : les vignerons du Nantais devraient bientôt arborer une marinière spécialement créée pour eux.

Objectif : « Un message simple, mais efficace. Créer un réflexe Muscadet pour tout ce qui est océan… Et il n’y a pas que les huîtres, ça peut aussi être du homard », explique François Robin, chargé de communication.

Les premiers éléments de cette stratégie de communication sont la partie visible du gros travail mené par l’équipe de la fédération des vins du Nantais, depuis la « réorganisation » d’Interloire, il y a plus d’un an.

Pour le Nantais, le gros enjeu est moins la visibilité – le Muscadet est déjà une des appellations les mieux connues de Loire – que la notoriété. Il s’agit d’en finir avec l’image « petit vin» encore attachée au melon de Bourgogne. Evidemment, cette stratégie est à placer dans le contexte général de « revalorisation » du Muscadet, avec le travail sur les crus communaux, par exemple.

D’autres projets sont dans les tuyaux, qui seront révélés dans les prochains mois : un Wine Truck devrait ainsi remplacer la maison des vins de Nantes, et sillonner la campagne au gré des manifestations culturelles (Hellfest, Vignes Vins Rando, Muscadétours, etc.) L’on ignore encore si le camion arborera des rayures marine et blanc…

 

Le texte complet du Manifeste