Muscadet : Vallet lance sa démarche vers un cru communal

Et de dix ! Mercredi 8 novembre 2017, la « capitale » du Muscadet a lancé officiellement sa démarche pour une reconnaissance du cru communal Vallet. 25 vignerons portent cette belle dynamique.

Terroir de micaschistes, arômes de fruits exotiques, rondeur, fraicheur, minéralité… Le muscadet de Vallet n’est pas le même que celui de Clisson, ou de Gorges, en tout cas pour certaines parcelles très typées. Grâce à la reconnaissance des « crus communaux », les domaines viticoles concernés pourront afficher sur certaines de leurs cuvées l’origine de leur Muscadet Sèvre-et-Maine.
A Vallet, 25 vignerons participent aujourd’hui à l’aventure, pour environ 20 hectares de vignes (sur les 1500ha que compte la commune) réparties sur 40 parcelles.

Depuis 2011, année de création de l’association, ils ont déjà beaucoup travaillé. « La première étape a été l’étude pédologique », a rappelé Roger Boisdron. Le groupe entier s’est déplacé dans chacune des parcelles possiblement concernées, pour y observer le sol et le sous-sol. Cette réflexion indispensable a nourri les débats, et permis d’identifier ce qui fait la spécificité de Vallet : un terroir principalement composé de micaschistes.

Vallet : fruits exotiques et rondeur

Détail important : les parcelles se revendiquant du cru « Vallet » ne se situent pas nécessairement à Vallet. Certaines sont à la Regrippière, ou à Tillières. « Mais toutes se trouvent bien sur un terroir spécifiquement identifié », souligne Vincent Dugué, vigneron.
Six millésimes ont déjà été réalisés sur ces parcelles pré-identifiées. Les vins du futur « cru Vallet » présentent des notes de « fruits exotiques, de la rondeur, de la complexité, de la richesse », a également présenté Roger Boisdron.

Attention aux étiquettes

Il reste encore du travail, avant d’aboutir à un cahier des charges… et du temps, avant d’obtenir le feu vert de l’INAO. Car pour l’instant, le « cru Vallet » ne peut pas être revendiqué comme appellation, seulement comme « dénomination régionale » du Muscadet Sèvre-et-Maine. Et encore : à condition de prendre toutes les précautions sur les étiquettes, sous peine d’attirer les foudres des services de la répression des fraudes.

Muscadet, la carte des crus communauxClisson, Gorges et Le Pallet sont partis les premiers sur ce chemin de la reconnaissance, obtenue en 2011. Désormais, Vallet lance également son dossier, tout comme Goulaine, Monnières-Saint-Fiacre, Château-Thébaud, Mouzillon-Tillière, Champtoceaux et la Haiye-Fouassière. Avec l’espoir que ça aille un peu plus vite…

 

 

Les Nourritures Elémentaires de Chinon : à suivre sans modération

Troisième édition du festival chinonais, du 9 au 12 novembre 2017.

Construit comme un hymne à la pensée rabelaisienne dans ce qu’elle a de résolument contemporain – une porte ouverte sur le monde, des clés pour le comprendre -, Les Nourritures Elémentaires ne constituent vraiment pas un festival comme les autres. Il épouse parfaitement l’esprit de François dans ce qu’il propose de connaissances et de provocation, en n’hésitant pas à nous interpeller sur nos codes sociaux notamment. Et, à notre époque, où tout n’est qu’instantanéité, le propos ne manque pas de souffle.

Pour la première fois cette année, mises sur pied en partenariat avec la Communauté de Communes Chinon, Vienne et Loire, Les Nourritures Elémentaires vont s’internationaliser en accueillant Aya Iwashita, professeure à l’Université de Tokyo, et François Rigolot, de l’Université de Princeton. Ils seront accompagnés de Jean-Yves Jouannais, Marcus Malte, Mireille Huchon, Pascal Taranto, Stephan Geonget, Jacques Jouet… Une quinzaine d’écrivains, philosophes, spécialistes du seizième siècle, artistes qui, tous, auront plaisir à se rendre à Chinon pour des conférences, lectures, concerts, spectacle, banquet et dégustations de vins, de l’AOC Chinon, cela va de soi.

Thème choisi cette année : la guerre. Pourquoi ? Tout d’abord parce que Chinon fut le théâtre de la guerre picrocholine, conflit de voisinage, on s’en souvient, au motif ridicule d’une simple brioche aux épices qui se transforme en une guerre mondiale où s’affrontent deux visions du pouvoir…

Aya Iwashita, professeure à l’Université de Tokyo proposera une analyse de la vision de Rabelais de Kasuo Watanabe, premier traducteur de l’œuvre de « maître François » au Japon, sous l’angle de la guerre, et de son opposition à celle-ci. François Rigolot, qui enseigne à l’Université de Princeton, aux Etats-Unis, où il dirige le département Renaissance, viendra explorer François Rabelais le pacifiste et sa guerre des mots.

Les vins de Chinon joueront, eux, leur rôle de liant social et d’outil de diplomatie grâce à des transitions gustatives entre les conférences, pilotées par les vignerons de l’appellation.

Festival Les Nourritures Elémentaires, du 9 au 12 novembre 2017, Chinon (37), gratuit.

Tout le programme sur www.ville-chinon.com ou www.chinon.com

www.lesnourritureselementaires.fr

www.facebook.com/lesnourritureselementaires

Syndicat des Vins de Chinon : T : 02 47 93 30 44 – contact@chinon.com

Association Chinons : nourritureselementaires@gmail.com

Office de Tourisme : http://www.azay-chinon-valdeloire.com/