Loire Vin Bio, Levée de la Loire 2017, Angers

Loire Vin Bio : trois salons et toujours plus de visibilité

Loire Vin Bio, l’association interprofessionnelle des vignerons bio de Loire, développe ses salons et surfe sur la vague favorable au vin bio… Mais reste vigilante sur les combats à mener, à commencer par celui du cuivre. Morceaux choisis de l’assemblée générale du 17 janvier.

 

Levée de la Loire : trois salons par an

La Levée de la Loire , le salon organisé par Loire Vin Bio, c’est en février à Angers (les 5 et 6 février 2018 au parc expo), mais aussi en juin dans un vignoble de Touraine (à Chinon pour l’édition 2017), et à Paris en novembre.
Le salon d’Angers a clairement le vent en poupe. Cette année il réunira près de 180 domaines, contre 147 pour l’édition 2017, qui a attiré 3000 visiteurs. « Et il y a 10 ans, sur notre petit stand collectif, on était combien ? 14 ? », s’est amusé Sébastien David, vigneron de Bourgueil et président de l’association.
Le salon parisien, avec sa formule limitée à 85 places, a quant à lui attiré 550 visiteurs. Et en juin 2018, le rendez-vous aura lieu à Cosnes-sur-Loire (58), à côté de Sancerre et Pouilly-sur-Loire. Balades commentées en barque sur la Loire, producteurs locaux, « l’idée est de proposer à chaque fois un focus sur une ou deux appellations », a rappelé le président. L’édition test de 2017, à Chinon, n’avait attiré que 70 visiteurs.

La voix des bio dans l’interprofession

Loire Vin Bio est depuis début 2017 représentée au sein de l’interprofession des vins de Loire, via la CVVL (confédération des vignerons du val de Loire), réactivée dans la foulée de la « réorganisation » d’Interloire. « On nous a demandé de venir, s’est félicité Sébastien David. Et on a de la chance d’être aujourd’hui représentés dans plein d’organisations, dans lesquelles ont peut évoquer nos positions, et nos problématiques. Il n’y a aucune autre région de France qui donne cette place aux vignerons bio. »

Vrai-Faux sur le cuivre

Le serpent de mer de l’interdiction (européenne) du cuivre est de retour. Plusieurs pays, notamment la Hollande, réclament son interdiction. Ce pesticide, qui a la particularité de s’accumuler dans le sol, est essentiel à la viticulture bio, 3kg/ha en moyenne… mais pas seulement, car les conventionnels en utilisent aussi, « 1,2kg/ha » (et ils sont plus nombreux). « Il faut que l’ensemble de la filière viticole soit consciente du risque », a expliqué Jacques Carroget, vigneron du Muscadet et secrétaire national de la FNAB.
Face à ce qu’il appelle « la mauvaise foi » des anti-cuivre, le GAB 44 (le groupement bio du Muscadet) a rédigé un « Vrai-Faux » sur cette substance, document qui sera distribué aux vignerons. Objectif : leur permettre d’avancer des arguments solides et étayés face aux critiques.
En parallèle, le lobbying politique suit son cours, la décision – interdiction, interdiction progressive, réduction des quantités autorisées, etc – devant intervenir en 2019. « S’ils vont vers une interdiction, on ne peut pas se laisser faire. »

 

ZOOM

Loire Vin Bio est le nouveau nom de l’AIVB-VL. C’est une association interprofessionnelle (, qui réunit des vignerons bio de tout le val de Loire. Présidée par Sébastien David, vigneron de Saint-Nicolas-de-Bourgueil, l’association compte aujourd’hui 158 membres. Trois salariés lui sont mis à disposition par la CAB (coordination d’agriculture biologique), dont Sébastien Bonduau.