Bilan des salons Angers-Saumur 2018. Anonymes 2018.

Les salons d’Angers-Saumur ont fait le plein

Le week-end aux sept salons d’Angers-Saumur s’achève sur une note positive. Les « off » dédiés aux vins bio, en biodynamie et/ou naturels ont fait le plein, comme chaque année. Et même du côté du salon des Vins de Loire, on affiche un bel optimisme.

3000 entrées à la Dive (à Saumur), 2900 aux Greniers Saint-Jean (centre-ville d’Angers), plus de 1000 aux Anonymes, 1200 aux Pénitentes… Les salons « off » ont attiré la foule habituelle d’acheteurs professionnels, cavistes, sommeliers et importateurs étrangers.

Au Parc-Expo d’Angers, 7500 entrées ont officiellement été enregistrées, à peine moins qu’en 2017, alors que le salon des Vins de Loire est passé de trois à deux jours… Ce chiffre comprend aussi les visiteurs de la Levée de la Loire, le salon de Loire Vin Bio aux 180 exposants, et du salon Demeter. Mais ça permet aux responsables de bomber le torse face à « l’autre » salon de Loire, Vinovision Paris, qui se déroule du 12 au 14 février.

En parallèle de tous ces rendez-vous professionnels, qui drainent plus de 10000 visiteurs dans la région angevine, la ville d’Angers organisait la 2e édition de « Food’Angers ». Selon Catherine Goxe, élue en charge de « rayonnement » d’Angers, les manifestations (dégustations, ateliers, dîners, etc) ont fait le plein… et le rendez-vous pourrait prendre de l’ampleur dans les prochaines années. « C’est un super truc qui est en train de se passer », a résumé l’élue, «bluffée » par « la jeunesse » des professionnels croisés lors des différents salons.

Pas de salle en 2019
pour les Pénitentes et les Anonymes

L’écosystème des salons d’Angers-Saumur pourrait bien, pourtant, se recomposer l’année prochaine. Deux salons –les Pénitentes et les Anonymes- n’auront plus de salle en 2019, soit une bonne centaine de vignerons dits « naturels » de Loire et d’ailleurs, en carafe.

L’hôtel des Pénitentes doit en effet accueillir la bibliothèque gourmande d’Edouard Cointreau, de façon pérenne ; quant aux salons Curnonsky, ils doivent subir des travaux de rénovation de plusieurs mois, a expliqué Catherine Goxe. Les organisateurs (Agnès Mosse pour les Pénitentes, Jean-Christophe Garnier pour les Anonymes), sont très inquiets devant le manque d’espaces disponibles en centre-ville.

«Nous allons nous parler, rassure l’élue, pour faire le tour des solutions, tout en respectant la volonté d’indépendance de chacun. Ces deux salons font partie intégrante de la programmation, et rien n’est remis en cause. »