Couv HS Vouvray

100 pages spéciales sur l’AOC Vouvray !

Le vignoble de Vouvray recouvre une longue histoire. Celle d’un terroir où les hommes et les femmes qui se sont succédé depuis saint Martin, au IVe siècle, n’ont pas lésiné sur la sueur pour lui donner la coloration qu’on lui connaît aujourd’hui. Celle d’un vignoble qui compte dans le paysage ligérien et qui veut s’ouvrir un avenir aux horizons sereins.

Pour cela, il faut bien entendu continuer à travailler pour convaincre les marchés que le chenin d’ici bénéficie d’une traduction de haut niveau sur des terroirs où le tuffeau est au Vouvrillon ce que la tradition est à notre histoire. C’est-à-dire un socle sur lequel s’appuient les vignes de l’appellation dont huit communes seulement tracent les contours. Citons-les puisqu’elles ne sont pas nombreuses. En commençant par la ville de Tours, propriétaire du Clos de Rougemont, juste au-dessus de l’Abbaye de Marmoutier, ce clos emblématique qui a ouvert les premiers sillons du vignoble. Viennent ensuite, Rochecorbon, Parçay-Meslay, Vouvray, Vernou, Noizay, Chançay et Reugny. Autant de perles posées sur les bords de Loire.

Les vignes de chenin se plaisent sur ces terres qui souffrent, de temps à autre, de l’appétit immobilier mais dont chacun doit se convaincre qu’elles font partie intégrante de notre culture commune. Des paysages que l’UNESCO a inscrits sur la liste du patrimoine de l’Humanité. Il faut le rappeler, s’en souvenir et tout faire pour préserver ces couronnes de raisins, ces habitations et caves troglodytiques, ces coteaux et plateaux, ces vallées où les vignerons continuent de s’affairer pour mettre en lumière leurs productions.

C’est dans ce cadre d’une mise en exergue des territoires que nous publions ce numéro spécial consacré à l’appellation Vouvray. Vous y retrouverez son histoire et ses parfums, la vie, plus simplement, de tout un secteur qui serait bien nu sans l’activité vinicole qui participe pleinement à la sauvegarde, on ne le dit pas assez, de l’économie de cet ouest tourangeau. Etant entendu que les touristes aiment à flâner dans ces espaces de liberté, de la vigne à la cave, que nous envie le monde entier, n’ayons pas peur des mots ! Les cérémonies d’intronisation des deux confréries locales en disent d’ailleurs long sur l’intérêt porté à ces terroirs. Des milliers de personnes y ont participé et des milliers encore y viendront. Preuve que le monde du vin tisse aussi du lien social et que le diable est à chercher ailleurs…

Bonne lecture et bonne balade dans ce vignoble voué aux vins blancs de chenin. Des fines bulles aux plus grands moelleux, vous y trouverez forcément votre bonheur.

Jean-Claude BONNAUD

Disponible en magasins de presse à compter de cette semaine : 9,50 €. Prix spécial pour les abonnés du Vin Ligérien : 8 € (frais de port offerts).