Sauvignon à Quincy à la fin mai

Les vins bio ligériens ont la cote !

Dans un communiqué d’Interloire, on apprend que « sur le circuit des cavistes de Paris et de sa banlieue, un vin biologique sur sept est aujourd’hui un vin ligérien. » Ceci, selon une étude XJ Analyses Décisions–CNIV*. « Avec 14,5 % des références, le vignoble du Val de Loire fait ainsi figure de leader du rayon bio, devant les appellations de la Vallée du Rhône et du Languedoc », indique encore le communiqué.

 On peut notamment observer les très beaux scores des blancs ligériens « qui dominent largement la concurrence avec 21 % des référencements bio dans la couleur, devant l’Alsace. » Quant aux rouges de Loire, ils pèsent pour 12 % des parts de marché sur le rayon bio, ce qui les classe en troisième position derrière le Rhône et le Languedoc.

 Tous types de vin confondus, bio ou conventionnels, « les vins AOP du Val de Loire sont présents chez 99 % des cavistes relevés. » Ils représentent 9,2 % de l’offre des cavistes franciliens. « Leur part d’offre est équivalente à celle de la Champagne et de la Vallée du Rhône, derrière la Bourgogne et Bordeaux. Au niveau des couleurs, les blancs se distinguent puisque la région se classe deuxième derrière la Bourgogne, avec 16 % de l’offre. Un vin référencé sur cinq est un sancerre ou un touraine. »

Cette étude ne fait en fait que confirmer la tendance que nous remarquons, nous, auprès de nos interlocuteurs lorsque Le Vin Ligérien, notre magazine, est en salon. Il n’en demeure pas moins que le Val de Loire, notamment la Touraine, a encore de gros progrès à faire sur le plan collectif pour se faire entendre. Quant à la performance du Sancerrois, elle n’est pas étonnante. Cela fait en effet plusieurs décennies que ses vignerons sont partis à la conquête des marchés, en ordre serré et collectivement, justement. Un modèle, sans aucun doute.

J.-C.B.

*Après un relevé d’offres de 116 caves et de 41 340 références, de fin août à fin novembre 2017. « Mais cette offre est probablement sous-estimée », avance-t-on du côté d’Interloire, « du fait que le logo AB est parfois affiché sur la contre-étiquette et que, sauf exception, les bouteilles n’ont pas été manipulées pour y lire le dos. »

Notre photo : un sauvignon à la fin mai du côté de Quincy.