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Miss Vignoble Touraine : 17ème du nom !

Ravi, content, étonné par la 17ème édition de Miss Vignoble Touraine qui a pris corps et volume salle Nuceria-Facile à Noyers-sur-Cher dans un samedi de novembre venteux à décorner un bœuf…

J’y suis allé à reculons. Ou du moins avec préjugés. Faut avouer (est à demi pardonnée…) que la première et la seule fois où j’ai assisté à un concours de miss il y a plus de 50 ans, sur la côte sauvage royanaise, je m’étais noyé dans la beaufitude… Faut dire que c’était Miss Camping… Pouët… Pouët… Sans bouée de sauvetage…

Les temps ont changé… Sacrément…

Clothilde Massari, présidente de l’organisation (et accessoirement patronne de TV Tours) et son équipe de bénévoles ont mis les petits plats dans les grands à Noyers-sur-Cher. Et dans l’écran puisque le président du jury était le volubile Périco Légasse, et la marraine, Natacha Polony.

Déjà, c’était l’épatement (ou l’épatation, pas sûr que cela soit français) de voir une petite commune comme Noyers disposer d’une salle privée aussi magnifique… Un cadre « parisien » pour spectacle cabaret tout aussi parisien, aux racines bordelaises (music-hall installé aux portes de la cité girondine).

Chanteuse à la voix puissante, danseuses à la jambe alerte, comique à l’esprit déjanté et présentateur, Pathy Pad, très magicien… De quoi passer les plats et mettre en valeur les dix candidates piaffant d’impatience. Et de trac ! Mais malgré cette peur bleue, elles avaient des choses à dire et les ont bien dites. Pas des potiches… Non, toutes prêtes pour être Miss Vignoble. Loin des miss de mon adolescence du camping aux essences machistes et misogynes… Honte heureusement effacée et bue grâce à cette 17ème édition de Miss Vignoble Touraine d’un autre standing !

Samedi soir, je pense avoir eu bon goût et l’œil exercé puisque j’ai imaginé le podium … dans le désordre. Aude Girault, la tourangelle, est devenue la reine d’un an : une décontraction communicative et assurément du caractère. La première dauphine, la Jocondienne Elise Villeneuve, et la deuxième dauphine, la Chinonaise Honorine Pain (oui, de la famille des vignerons) avaient, d’un côté, la prestance élégante et, de l’autre, le verbe viticole et une énergie à revendre.

Mais mon admiration s’est vraiment partagée, et équitablement, pour les dix candidates, femmes de chair et de tête. Monter sur scène, se montrer, défiler, s’exprimer, sourire toujours : sacrée expérience !

Chapeau ! Et santé !

Jean-Eric ZABRODSKY