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Le chêne, le tanin, le vin et la spectroscopie

À terme, les forestiers et tonneliers de la région Centre-Val de Loire pourront ajouter un nouvel outil à leur panoplie afin de différencier le chêne sessile du chêne pédonculé. Même en hiver en l’absence de feuilles et fruits pour un prélèvement en forêt, ou face à un stock de merrains anonymes…

Grâce à cet outil de spectroscopie proche infrarouge, il sera instantanément possible de sélectionner le chêne (sessile) aux tanins discrets recherchés pour l’élaboration des vins fins. Ou plutôt le pédonculé riche en tanins plutôt destiné aux alcools forts. C’est à Emilie Destandau que revient le pilotage de cette projet financé depuis septembre 2017 (et durant trois ans) par la Région Centre-Val de Loire. La directrice d’étude au sein de l’Institut de chimie organique et analytique (ICOA) de l’université d’Orléans élabore une méthode de caractérisation moléculaire. Elle est réalisée à partir d’échantillons fournis en région par l’Office national des forêts (ONF) et les tonneliers. Ces partenaires, dont l’institut national de la recherche agronomique (INRA), seront d’ailleurs les premiers bénéficiaires de cet outil. « Les premiers résultats sont encourageants », souligne Emilie Destandau. L’Institut français de la vigne et du vin apporte également sa contribution au projet dans le cadre du Vinopôle Centre Val de Loire à Amboise.

Patrick CHATEAU