Le Vin Ligérien n°27 vient de sortir

Voici le sommaire de ce numéro :

Ce n’est pas le cépage qui vient immédiatement à la bouche lorsqu’on parle de jolis vins. Et pourtant, le gamay dans ses déclinaisons diverses a un atout incomparable : la gourmandise. Un mot que l’on oublie trop souvent aujourd’hui dans notre société où l’on nous conseille de manger du bout des lèvres et de déguster un vin plutôt que de le boire.

Nos visites dans les caves : Pascal Joulin (Maimbray, Sancerre), Berthe Mol (), Philippe Carli (Bléré, Touraine et Touraine-Chenonceaux), Christophe Godet (Oisly, Touraine-Oisly), Nicolas Brunet (Vouvray), Vincent et Pierre Badiller (Cheillé, Touraine-Azay-le-Rideau), Sandrine Deschamps (Benais, Bourgueil), Ivan Massonnat et Jo Pithon (Saint-Lambert-du-Lattay, Anjou), Adrien de Mello (Saint-Aubin-de-Luigné, Anjou), Romain Petiteau (, Muscadet).

Les Coteaux du Giennois ont vingt ans… Enfin… pour ce qui est de leur label AOC. Mais leur histoire est bien plus longue. Regard sur ce vignoble qui ne demande qu’à être aimé.

Il faut célébrer les millésimes de la paix. Ils ont ponctué les événements dramatiques que sont tous les conflits qui envoient le monde se faire faucher ses enfants. La joie après les terreurs. C’est le propos de ce dossier également climatique et gustatif. Notamment au travers du Chinonais.

Notre interview avec Hugues Auffray, un chanteur populaire dont le nom résonne dans toutes les oreilles et de toutes les générations.

Notre carnet de route vous emmène dans une balade au sein des vignobles du sud de la Loire, sur cette ligne qui passe du côté de la Nouvelle Aquitaine, où l’on produit pourtant des vins ligériens.

Notre dossier sur la Renaissance vous emmène ce trimestre du côté de Chambord, Chaumont, Tours et Vernou-sur-Brenne.

Notre rubrique gastronomique. Avec ses mochis, Mathilda Motte convertit la Touraine et la France à la pâtisserie japonaise.

Prix facial : 8 € dans les magasins de presse ou sur commande auprès de : jean-claude.bonnaud@levinligerien.fr

Focus sur l’avenir de la vigne à Tours le 15 septembre

Rendez-vous pour ce focus sur l’avenir de la vigne à la Villa Rabelais, à Tours, le 15 septembre.

Rencontre professionnelle le 15 septembre, à la Villa Rabelais, à Tours (116 Boulevard Béranger) . Cette journée, organisée par Touraine Terre d’Histoire et l’association Le Petit Monde, avec le soutien de l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (IEHCA) et dont notre magazine Le Vin Ligérien est partenaire, s’intéressera à l’avenir des vignobles sous différents angles. On peut encore s’y inscrire, n’hésitez pas!

Voici le programme de cette journée :

9h15-9h30 : Discours d’ouverture, par Emilie Boillot, fondatrice de Touraine Terre d’Histoire.

9h30 – 10h30 : Le Patrimoine viticole de Touraine d’hier et de demain, par Nicolas Raduget, Docteur en Histoire de l’Université de Tours.

10h30 – 11h15 : Un conservatoire d’espèces anciennes du Bourgueillois, par Christophe Deschamps, vigneron à Benais.

11h15 – 12h15 : Favoriser la biodiversité au sein des vignes, par Cécile Otto-Bruc du Conservatoire d’espaces naturels Centre – Val de Loire & Clément Coroller du CPIE Touraine – Val de Loire

12h15 – 12h30 : Signature d’auteur Jean-Claude Bonnaud, écrivain-journaliste (Le Vin Ligérien).

13h30 – 14h15 : Les cépages anciens et régionaux, un gage d’avenir ? Par Cécile Macé, Union des Ressources Génétiques du Centre.

14h15 – 14h30 : Le potentiel commercial des cépages rares, par François Bonhomme, La Bourriche tourangelle.

14h30 – 15h15 : L’Histoire fait vendre ! Par Jean-Claude Bonnaud, journaliste-écrivain (Le Vin Ligérien).

15h30 – 16h15 : L’œnotourisme et ses enjeux, par Tristan Loloum, Ingénieur coordinateur du Chantier Vigne & Vin, ARD Intelligence des Patrimoines.

16h15 – 17h00 :

Actualité de la recherche sur les cépages résistants, par Etienne Goulet, directeur Pôle Val de Loire-Centre, Institut Français de la Vigne et du Vin.

17h00 – 17h30 : Levure historique et bulles d’avenir par Cécile Thomas (domaine Escher & Thomas).

Venez déjeuner sur l’herbe avec les vins de Saumur et l’Abbaye de Fontevraud

Tous les ans, et franchement, la semaine de Festivini nous réjouit parce qu’elle est tout entière consacrée au vin et à la culture, organisée par la Fédération des vins de Saumur.

Dimanche, cette manifestation innovera, en partenariat avec l’Abbaye de Fontevraud, en vous proposant une « garden party » ou, plus exactement, un déjeuner sur l’herbe à la Renoir. Les sept appellations des vins de Saumur seront à l’honneur au cours de cette journée du 9 septembre à ne pas manquer.

Le propos consiste en une déambulation dans les jardins de l’abbaye, votre panier de pique-nique sous le bras et votre verre en main, puisque vous pourrez goûter les vins des sept appellations saumuroises si vous le souhaitez (des jus sont également prévus). L’ensemble vous étant fourni avec l’achat de votre billet. La musique sera également présente à ce rendez-vous dont la convivialité et l’esprit de partage seront les chefs d’orchestre. Pour vous mettre en appétit, voici ci-dessous le programme :

11h30 – 14h00 : Apéritif Fines Bulles, avec musique d’ambiance electro lounge proposée par Cosmiq Tapas.

14h00 – 16h00 : Pique-nique.

De 14 à 17 heures : Concert de musique tzigane par le groupeGuidemSalak.

17h00 – 18h00 : Bulles producteurs & vignerons

Pour clôturer notre Garden Party,le Scratchophone Orchestra vous proposera de danser face au chevet sur un rythme electro swing !

Une Navette Saumur- Fontevraud est disponible pour la Garden Party de ce dimanche 9 Septembre (11h30- 18h) Places limitées pour la Navette !! Réservez sur : https://goo.gl/forms/htWdAZQBo9zObrlu2

Pour réserver vos places : voir le site de l’abbaye de Fontevraud.

Les changements climatiques et environnementaux dans la ligne de mire d’Interloire

InterLoire, l’interprofession des vins de Loire pour sa partie ouest, réfléchit aux adaptations nécessaires aux changements climatiques et environnementaux, en matière de viticulture mais aussi d’œnologie. Avec un gros effort sur la recherche développement et l’innovation puisque son budget technique atteint 700 000 € en 2018, soit une augmentation de 20 %. InterLoire confirme ainsi son soutien régional en investissant plus de 400 000 euros dans la recherche-expérimentation, avec une participation plus importante dans le cadre de son engagement pour le Plan national de lutte contre les dépérissements de la vigne, et le lancement d’un programme de création variétale régionale. Une somme qui s’ajoute aux 200 000 euros de subvention alloués aux actions de développement pilotées par les chambres d’agricultures et aux investissements en matière de transfert de l’information (100 000 euros), portant donc ainsi son budget technique à 700 000 euros.

Interloire a par ailleurs déterminé un programme de vingt-neuf actions, dont sept nouvelles. Un investissement de plus de 1,2 million d’euros pour la recherche-expérimentation, autofinancé à 50% par les organismes scientifiques techniques (IFV, Chambres d’Agricultures, ESA…) (1), et cofinancé pour le reste, à parts égales, entre InterLoire et les Conseils Régionaux.

La priorité d’Interloire sera de réduire les intrants. L’interprofession précise dans un communiqué de presse qu’elle « se doit d’orienter la recherche sur les priorités du vignoble et de coordonner les financements et les subventions. » Elle ajoute que « si toutes les thématiques sont abordées dans le programme régional 2018, une part importante est orientée vers la diminution des intrants en viticulture et en œnologie. »

 Olivier Brault, président de la commission technique d’InterLoire, souligne notamment l’importance de la recherche-expérimentation : « Nous sommes fiers de voir chaque année de nouveaux chantiers s’ouvrir pour cela. L’innovation doit être au cœur de nos préoccupations pour répondre aux attentes des professionnels et des consommateurs, en agissant au quotidien et en investissant sur la durée pour continuer de faire progresser notre vignoble, l’essence de notre travail. »

Engagée sur plusieurs programmes techniques, l’interprofession a également fait le choix d’investir dans la création variétale, en partenariat avec l’IFV et l’INRA. Ce projet vise à créer de nouvelles variétés de vignes résistantes au mildiou et à l’oïdium avec, comme point de départ, les cépages blancs emblématiques du Val de Loire (melon, chenin et sauvignon). Ce projet devrait aboutir d’ici une quinzaine d’années et viendra compléter les variétés résistantes actuelles et futures issues des programmes de recherche de l’IFV et de l’INRA. La première partie des travaux prévue pour cinq années représente un investissement total de plus de 300 000 euros pour InterLoire.

(1) ESA (Ecole Supérieure d’Agriculture), IFV (Institut Français de la Vigne).

Notre photo : Un chenin de la mi-septembre (photo Le Vin Ligérien)

Rendez-vous du 11 au 15 août aux Tuffolies de Vouvray

Les vignerons de l’appellation Vouvray vous feront découvrir leurs vins dans les caves de la Bonne Dame du 11 au 15 août. Vous pourrez ainsi apprécier toutes les facettes des terroirs millénaires du Vouvrillon. Toute la diversité de l’appellation vous sera présentée à travers différents styles et millésimes. Avec ses quatre facettes : sec, demi-sec, moelleux et fines bulles.

Les vignerons vous accueilleront accompagnés de producteurs locaux, vous pourrez donc déguster des spécialités gourmandes en accord avec les vins de Vouvray : fromages, charcuteries, safran, poissons fumés, produits de la ferme, miel… Et cette année, vous pourrez profiter de la présence exceptionnelle des vignerons allemands de Randersacker (le dimanche 12 août) ! Vous pourrez également déjeuner sur place et apprécier une cuisine du terroir préparée par le restaurant Le Grand Vatel.

Rendez-vous du 11 au 15 Août dans les caves de la Bonne Dame à Vouvray!

Interloire mobilisée pour un vignoble durable

Interloire lance le signal de la mobilisation vers un vignoble de Loire durable.  L’interprofession répond ainsi aux exigences des Etats Généraux de l’Alimentation. Entretien avec Jean-Martin Dutour, son président.

 

Lors de sa dernière assemblée générale, Interloire a lancé une réflexion autour de la viticulture durable. Pourquoi l’interprofession s’intéresse-t-elle aujourd’hui au développement durable ?

«  Parce qu’on n’a pas le choix. C’est une demande sociétale forte, et d’ailleurs les vignerons font aussi partie de la société. Et nous sommes tous en demande de préservation de ce qu’on appelle la nature. Il est indispensable que chacun se réinterroge dans ses pratiques pour préserver notre environnement. Il ne faut pas se voiler la face. La société évolue… et nous devons évoluer avec elle.»

Concernant la filière viticole, quelles pratiques doivent-elles être réinterrogées ?

« Toutes les pratiques, comme dans l’ensemble de la société : la gestion des déchets, les produits phytosanitaires, le bilan carbone… Ca ne concerne pas que la filière vin qui serait particulièrement impactante. D’ailleurs, moi je ne vais pas m’amuser à comparer. Citez-moi une filière qui serait irréprochable. Si l’on observe ce point très particulier des phytosanitaires, effectivement, la filière viti est plus consommatrice à l’hectare que la céréalière, mais la surface de vignes est plus faible… Tout le monde doit se remettre en cause. »

Concrètement, que peut Interloire ?

« Pas grand chose. L’interprofession peut, dans la limite de ses moyens, stimuler la recherche pour trouver les alternatives. Elle peut travailler à stimuler le transfert d’infos techniques pour diffuser les bonnes pratiques, avec les Chambres. Notre rôle consiste à adopter une posture de prospective : on aide les opérateurs ou les structures collectives à regarder vers demain, à lever un peu la tête. Ce n’est pas un message subliminal, c’est le management du changement : comment emmener un collectif à changer ses pratiques. Ce n’est clairement pas à nous de dire ‘il faut faire comme ça’. En revanche, on peut au gré des différentes réunions, faire réfléchir en se projetant à 10, 20 ou 30 ans. »

 

Les principaux engagements chiffrés pris par la filière viticole française suite aux Etats généraux de l’Alimentation :

  • ne plus utiliser d’ici à 5 ans des produits nécessitant le port d’équipement de protection individuelle après les délais de réentrée (EPI).
  • que les autorités françaises ne renouvellent pas les autorisations de mise sur le marché de ces produits.
  • faciliter la certification des entreprises vitivinicoles, qu’elle soit HVE, bio ou autres, avec un objectif de 50 % des exploitations certifiées HVE à 2025,
  • D’ici à 3 ans, dans tous les vignobles, ne plus utiliser d’herbicides chimiques sur au moins 50% de la surface (hors vignobles en forte pente). A terme, un objectif de sortie des herbicides,
  • De n’utiliser que des matériels de pulvérisation limitant la quantité de produits et les phénomènes de dérive (avoir renouvelé dans les 5 ans 66% du matériel peu performant).

 

Rendez-vous aux Grandes Tablées du Saumur-Champigny les 1er et 2 août

 

Rendez-vous aux Grandes Tablées du Saumur-Champigny les 1er et 2 août.

Pour la dix-huitième année consécutive, les producteurs de Saumur-Champigny et leurs 10 000 invités s’apprêtent à se réunir de nouveau les 1er et 2 août pour célébrer la Loire et l’art de vivre saumurois autour d’une immense tablée de deux kilomètres, implantée en plein cœur de Saumur.

Le principe ? Un mâchon partagé et la dégustation à discrétion de plusieurs millésimes de la Cuvée collective des 100 (dont une surprise), sans oublier les concerts et les rencontres qui animent cette soirée intergénérationnelle, devenue un rendez-vous incontournable de l’été. « À l’origine, les Grandes Tablées avaient été imaginées par une poignée de vignerons qui souhaitaient remercier les Saumurois, véritables ambassadeurs de l’appellation, autour d’un frichti et d’un verre de vin rouge. Aujourd’hui, même si nous sommes 10 000 à nous réunir et que les visiteurs viennent de partout, l’esprit n’a pas changé ! La fête et la rencontre animent les Grandes Tablées chaque année et nous en sommes fiers », explique Régis Vacher, le président du Syndicat du Saumur-Champigny !

Réalisé par les partenaires de l’événement, le menu composé de spécialités locales a de quoi ouvrir l’appétit : pain de sandre aux aromates, terrine de cochon au Saumur-Champigny, fromage de chèvre et feuilleté aux pommes à la gelée de Saumur-Champigny.

Rendez-vous est ensuite donné auprès des différentes barriques réparties tout autour de la place où des bénévoles offrirent un verre de cette Cuvée des 100, cette cuvée témoin unique en son genre, réalisée à partir de raisins apportés bénévolement par les producteurs afin d’assurer la promotion de leur appellation.

Les deux soirées se poursuivront également au rythme des concerts proposé sur les deux grandes scènes. Plus de 4 000 personnes ont déjà répondu à l’invitation en réservant leurs places, sur les 6 000 disponibles. Les autres places seront réservées à ceux qui souhaitent participer librement à la soirée ou simplement récupérer leur verre de dégustation.

LA NOUVELLE IDENTITÉ DU SAUMUR-CHAMPIGNY

Ces deux soirées de fête auront cette année une dimension particulière car c’est à cette occasion que les producteurs de l’appellation Saumur-Champigny ont souhaité révéler leur nouvelle identité sur laquelle ils travaillent depuis plusieurs mois : nouveau logo, nouvelle signature et nouveaux visuels. C’est aux Saumurois qu’ils ont choisi de réserver l’exclusivité de ce nouveau look ! Pour l’occasion, une performance artistique live sera réalisée par le duo The Feebles tout au long de la premère soirée et les participants seront invités à participer à la réalisation d’une fresque collaborative, en forme de… bouteille de Saumur-Champigny évidemment !

A noter que de l’étiquetage des bouteilles à la distribution des repas en passant par l’installation et le nappage des tables, ce sont près de deux cents bénévoles qui aident chaque année les vignerons à mettre en place cet événement unique ! La billetterie, elle, est gérée par l’Office de Tourisme de Saumur qui propose également des séjours pour prolonger la découverte de la région et du vignoble.

Détails pratiques :

Mercredi 1er et jeudi 2 août, à partir de 19h30, Place de la République à Saumur. Tarifs : 13 € le repas et le verre de dégustation gravé ; 5 € le verre de dégustation seul (achat sur place). Réservation conseillée Office de Tourisme de Saumur (Quai Carnot – 49400 SAUMUR), www.ot-saumur.com. Tel : 02 41 40 20 60. Facebook : https://www.facebook.com/saumur.champigny/ ; Twitter : https://twitter.com/OCchampigny

 

Rendez-vous à la Dégustation Sous les Etoiles le 21 juillet

La Dégustation Sous Les Etoiles aura lieu le samedi 21 juillet, à partir de 21 h 30, au château de Chenonceau. Comme les années passées, ce sera un moment absolument magique.

Nous avons hâte de nous retrouver en cette soirée d’été, dans le parc du château de Chenonceau, un moment magique où les étoiles ne brillent pas que dans le ciel. Elles sont aussi dans les yeux des visiteurs et les verres qui leur sont servis lors de ce rendez-vous annuel, à nul autre pareil. Il faut être posté en tout début de soirée, avant même son coup d’envoi, et regarder le pas pressé de la foule arrivant un verre à la main pour mesurer combien la soif est prégnante en ce début de nuit juillettiste où la convivialité se marie à la classe de l’endroit. Comme si le rêve devenait alors vraiment réalité dans ce château où Catherine de Médicis apporta l’art de vivre à l’italienne au Val de Loire. Un moment où l’on peut se balader dans les jardins de Catherine et de Diane de Poitiers, dessinés le long du Cher. Un moment encore où l’on a tout loisir pour s’enivrer de la fraîcheur de la nuit et s’en pénétrer jusqu’à extinction des feux. Un moment enfin où le temps est suspendu à un bonheur qu’on voudrait éternel.

Le principe ? On le connaît maintenant, mais il est toujours utile de le rappeler : une dégustation des vins de Touraine-Chenonceaux grâce au partenariat entre le château et les vignerons de l’appellation. Franchement, on connaît peu de moments comme celui-là dans le monde du vin. « Le principal est que les visiteurs repartent conquis », dit, avec autant de joie que de modestie, Ludivine Marteau, vigneronne et l’une des chevilles ouvrières de l’organisation. Et l’on a effectivement l’impression quand les gens arrivent – ils ne sont jamais en retard – qu’ils veulent en profiter au maximum.

1 850 personnes, soit 450 de plus qu’en 2016, sont venues, l’an passé, se glisser dans la cour du château et la grande galerie sur le Cher pour goûter les vins des vignerons présents. Une progression qui se confirme d’année en année. Sans doute le stade des 2 000 visiteurs sera-t-il atteint cette fois. Preuve que la manifestation fait son bonhomme de chemin. La preuve aussi, nous ne cesserons de le dire, qu’histoire, patrimoine et vins fonctionnent à merveille ensemble.

Pour cette édition 2017, vingt-cinq vignerons environ – c’est-à-dire à peu près la moitié de la totalité des producteurs de l’appellation – feront déguster leurs millésimes récents, généralement de 2015 à 2017 pour les blancs. Les 2015 et 2016 principalement pour les rouges.

Une belle alchimie entre les générations

Une très belle promotion, en tout cas, pour les vins d’une appellation où un collectif s’est mis en place sous la présidence de Luc Poullain, avec une vraie complémentarité entre les générations et entre femmes et hommes. « Aujourd’hui, les viticulteurs sont à 40% des viticultrices sur l’AOC Touraine-Chenonceaux », confirme Ludivine Marteau. « Notre charte graphique a été réalisée par une femme (affiche de l’appellation, notre logo ainsi que tous les supports propres à notre appellation). Même les vignerons sont convaincus que c’est bien ! » Les reprises de domaines qui ont eu lieu récemment soulignent l’attractivité de l’appellation, de ses terroirs et de ses cépages : le sauvignon pour les blancs et le côt (malbec) pour les rouges, auquel elle a redonné toute sa place en association avec le cabernet franc dans des assemblages de plus en plus subtiles (1). Des jeunes, en outre, arrivent sur les domaines familiaux et s’impliquent dans le collectif de Chenonceaux ; ce sont eux qui, bientôt, en prendront les rênes.

Cette Dégustation Sous les Etoiles a été précédée d’un autre moment important, le 26 mai dernier : le murage de plusieurs bouteilles du dernier millésime dans la cave du château, avec un petit message à l’intérieur de l’une d’elles qu’a délivré la marraine de cette nouvelle édition, Natacha Poloni, et qui sera, comme lors des précédents millésimes, découvert dans cinquante ans.

Il s’agit là des meilleures bouteilles de Touraine-Chenonceaux plongées ainsi dans un oubli volontaire de la Cave historique des Dômes, pour mieux les redécouvrir quelques années plus tard. « Clin d’œil à une tradition ancestrale ayant pour but alors de sécuriser et de faire vieillir les bouteilles d’exception », explique-t-on chez les vignerons. Ces bouteilles étant issues de la dégustation d’un jury uniquement féminin, d’un même millésime mais de différents producteurs. Ce sont donc de véritables cuvées « coup de cœur ». Des bouteilles au bouchon ciré puis emmurées lors de cette cérémonie. Preuve que la lumière se cache peut-être aussi dans la nuit des temps.

  • Le décret d’appellation précise que les assemblages doivent comprendre au moins 50% de côt et 35% de cabernet franc.

 

Un dîner accords mets et vins à l’Orangerie du Château aura également lieu le 21 juillet. Réservations sur : restaurants@chenonceau.com

Lucie Biteau lauréate du Grand Prix des Œnologues du Val de Loire

L’Union des Œnologues de France regroupe sept régions viticoles. Ce syndicat professionnel permet notamment à ses membres de faire le point sur des aspects scientifiques, techniques et économiques liés à la filière vitivinicole.

Sa représentation du Val de Loire, sous la présidence de Laurent Polleau, est bien entendu  engagée dans ces activités qui consistent aussi dans le développement de la filière. Par exemple, le Concours des Ligers, qui ouvre chaque année le Salon des Vins de Loire à Angers, début février, a fêté, en 2018, son vingt-quatrième anniversaire. Et c’est l’Union qui en est à l’origine. Mais elle est également très sensible à la transmission du savoir. Des Œnologues assurent ainsi la formation aux différents métiers de la filière, en particulier une formation initiale en BTS dans les lycées de Briacé (44), Fondettes (37) et Montreuil-Bellay (49).

Pour prendre encore un peu plus sa part dans ces formations, l’Union des Œnologues du Val de Loire décerne, depuis 2012, son Grand Prix à l’étudiant en BTS qui aura réalisé le meilleur mémoire de fin d’études « alliant pertinence et rigueur, regard critique et valorisation technico-économique de l’étude, avec une mise en évidence des prolongements pour l’intérêt de la filière vitivinicole ligérienne. » Cette récompense est dotée d’une bourse de 500 € qui apporte à l’étudiant une motivation supplémentaire pour continuer son parcours de formation ou pour s’engager au service de la filière. Des mentions sont décernées aux étudiants qui n’ont pu prétendre au Grand Prix mais dont le mémoire fait néanmoins preuve d’une grande qualité.

Le Grand Prix 2018 a été remis le 22 juin à la Maison des Vignerons de Saint-Pourçain… à Saint- Pourçain-sur-Sioul (03).

Les lauréats :

Meilleur rapport :

Lucie Biteau du Lycée de Montreuil-Bellay (49). Stage effectué au Domaine Ampelidae- Marigny Brizay (86). Intiulé du mémoire : Est-il possible de protéger un vin contre l’oxydoréduction et les déviations microbiennes par un micro-organisme de type levures non saccharomyces plutôt que par l’emploi de SO2 ?

Les deux autres lauréats :

Juliette Marchandeau du Lycée de Briacé (44). Stage effectué au Domaine Disznoko en Tokaj-Hongrie (Groupe AXA).

Alexandre Vallée du Lycée de Fondettes (37). Stage effectué au Domaine SA Saget La Perrière.

Notre photo (document remis) : Les élèves avec Martine Van Daele, qui enseigne à Briacé, et Laurent Polleau, président de l’Union des œnologues du Val de Loire.

 

Philippe Boucard n’est plus président de l’AOC Bourgueil

Philippe Boucard a démissionné de son poste de président de l’appellation Bourgueil. Une décision prise il y a une quinzaine de jours. Il s’est dit épuisé par ce poste.  » Je préfère aujourd’hui me concentrer sur mon métier de vigneron et sur notre exploitation« , nous a-t-il expliqué. L’AOC Bourgueil n’a donc plus actuellement de président. Rappelons que la vice-présidence est toujours occupée par Philippine Delachaux qui a d’ailleurs… présidé la cérémonie d’inauguration de la très belle nouvelle maison des vins de Bourgueil, à Langeais, la semaine passée. Une maison des vins sur laquelle l’appellation compte beaucoup pour attirer un public plus nombreux. En ce sens, elle travaille en étroite relation avec le château de Langeais qu’ont visité 110.000 personnes en 2017.