Qui a peur du salon VinoVision ?

Après 30 ans de bons et loyaux services à Angers, le salon des vins de Loire doit-il craindre l’arrivée du petit nouveau, VinoVision Paris ?

Concurrence pour le salon des vins de Loire

« Oui, on peut clairement parler de concurrence pour le salon des vins de Loire », analyse Christian Groll, directeur du parc expo d’Angers, organisateur du salon des vins de Loire.
Certes VinoVision cible une clientèle « étrangère », 15% seulement des 9000 visiteurs du salon d’Angers. Le véritable concurrent visé serait donc ProWein, le salon allemand, plutôt que le salon des vins de Loire.

C’est vrai aussi que VinoVision présente un « concept » qui se veut différent. Les termes sont choisis : on nous parle de vins élégants, jeunes et fruités, de la capitale –Paris Paris , de Champagne et de la Bourgogne… Autant « d’éléments de langage » (bienvenue dans la com’) qui annoncent un ciblage « haut de gamme ».

Paris ou Angers, les vignerons devront faire un choix

Certes, les vignerons comme les professionnel resteront tout à fait libres de participer aux deux salons, s’ils le souhaitent (voire aux trois).

Mais plus probablement, et personne ne le nie, ils devront faire un choix: ce sera soit Angers, soit Paris.

VinoVision vise 650 exposants (entre les trois vignobles) pour atteindre l’équilibre souhaité. Clairement, pour remplir ses allées, les organisateurs devront « débaucher » des habitués d’Angers. On peut même imaginer que ce seront d’abord les « grosses maisons » (en volume et/ou en renommée) qui seront ciblées. De quoi déshabiller sérieusement le salon des vins de Loire, déjà boudé par le négoce.

Christian Groll sait tout ça, mais ne panique pas pour autant.

Interpros VS parc expo

D’abord parce que la nouvelle n’en est pas vraiment une. Ca faisait en effet quelques années que la rumeur circulait dans les allées des salons.

« Le salon des vins de Loire ne répondait plus à certaines attentes », explique diplomatiquement Catherine Duchêne, directrice de la com ‘export d’Interloire. Qui souligne au passage que le nouveau salon est une demande répétée des vignerons (et du négoce), pas une idée des administratifs de l’interprofession.

« Les professionnels ont missionné les interprofessions pour réfléchir sur la problématique de l’export, explique Benoît Roumet, du BIVC. Nous avons exploré plusieurs pistes, celle du salon à Paris a été retenue. »

A entendre les porte-paroles des interprofessions, aucune adaptation du salon des Vins de Loire, pour répondre aux besoins des professionnels, n’était possible. D’abord parce que « la Loire seule n’a pas un pouvoir d’attraction suffisant pour attirer les acheteurs étrangers ».

Mais surtout parce que le courant ne passait plus du tout avec la société du parc exposition, chacun en rejetant le tort sur l’autre. Le salon d’Angers a d’ailleurs déjà vu partir beaucoup de domaines (et le négoce), passant de 600 à 400 exposants en quelques saisons, avant de se stabiliser ces deux dernières années autour de 450. Le « choc » ne sera peut-être pas si brutal que ça, en définitive, les « mécontents » étant déjà partis.

« Quand il s’est agi de faire bouger les choses, on n’a pas toujours trouvé les partenaires », explique Christian Groll. « Ca a commencé à bouger quand certains sont partis. »

Rebondissement municipal et conjectures bio

Il est un point sur lequel tous conviennent : le salon des vins de Loire a « rebondi » ces deux dernières années. La ville d’Angers organise désormais une « semaine des vins de Loire » au devenir prometteur…. et les « bio » sont arrivés.

La participation de la Levée de la Loire et Demeter -plus de 400 vignerons en janvier cette année- n’est pas franchement mise en avant par le parc expo (normal : les « bio » organisent eux-mêmes leur salon, se contenant de louer l’espace avec un agencement très simple). Elle semble pourtant plus que primordiale pour la survie du salon des vins de Loire. Au point que certains verraient bien le salon d’Angers prendre plus à fond encore le virage « vert » pour devenir le « Millésime bio » du Nord.

Et ce d’autant plus qu’Angers accueille la même semaine d’autres salons professionnels (Anonymes, Renaissance…) très orientés « naturel » et au succès grandissant.  Quel impact auraient d’éventuelles difficultés du salon des vins de Loire sur ces « off » qui n’en sont plus vraiment ?

Conjectures…

Le trentenaire dynamique et le nouveau-né

Catherine Duchêne a en tout cas bien noté l’effort accompli par Angers. « Mais ça a démarré trop tard. Ceci dit, ce n’est pas parce qu’il y a VinoVision que cette dynamique doit s’arrêter», souligne-t-elle.

Ca tombe bien, ce n’est pas du tout dans l’intention du parc expo d’Angers. Christian Groll promet même « pas mal de surprises » pour l’édition 2017. D’une façon générale, le directeur se montre serein et sûr de son salon des vins de Loire. Le message lancé aux vignerons tentés par l’aventure parisienne est simple :

« Il vaut peut-être mieux traiter avec un trentenaire dynamique qu’avec un nouveau-né. »

Rendez-vous l’année prochaine pour faire les comptes… En espérant que tout cela profitera finalement aux vins de Loire.

VinoVision : 5 infos pour découvrir le nouveau salon parisien

VinoVision, nouveau « salon international des vins septentrionaux », destiné aux professionnels, se tiendra à Paris du 12 au 14 février 2017. A l’origine de ce nouveau rendez-vous, trois régions viticoles : la Loire, la Bourgogne et la Champagne. Revue de détails.

#1 VinoVision, le nouveau concurrent de Prowein ?

VinoVision cible le marché international, les acheteurs étrangers. Pour le val de Loire, ce nouveau salon serait donc « complémentaire » du salon des vins de Loire d’Angers, qui a traditionnellement lieu début février.

Le « concurrent » dans le viseur, ce serait plutôt Prowein. Ce salon des vins allemands se tient un peu pus tard dans la saison, à la mi-mars. Et attire « 52000 visiteurs » du monde entier ! Autant dire que VinoVision ne manque pas d’ambition.

Et pour concurrencer Dusseldorf, VinoVision a un atout : Paris.

#2 Au moins 650 vignerons attendus

Bien entendu, à ce stade, les inscriptions ne sont pas encore closes. Mais les organisateurs ont fait leurs comptes : avec 650 exposants (répartis entre les trois régions Loire, Bourgogne et Champagne), le salon atteindra ses objectifs (pour la première année).

Côé visiteurs, les organisateurs espèrent 10000 professionnels (soit un peu plus que le salon des vins de Loire), acheteurs étrangers en priorité.  Comparés aux géants Prowein ou même Vinisud, VinoVision espère rester un salon « à taille humaine ».

#3 Entre 1700 et 2000 euros le stand

Les tarifs de stands seraient encore en discussions. Mais chez Interloire, on assure que ce sera « moins cher que Prowein ». Et probablement dans une fourchette allant de 190 à 230 euros le m2. Les stands font en moyenne 9m2 de surface, ce qui correspond donc à un prix allant de 1710 à 2070 euros.

#4 Comexposium, un grand nom de salon

Dans le monde des organisateurs des salons, Comexposium, ce n’est pas n’importe qui : un des leaders européens. Ce sont eux, entre autres, qui organisent le salon de l’agriculture, ou la foire de Paris… Le groupe est présent dans 23 pays, sur 11 thématiques et organise « plus de 170 manifestations » par an. Le salon aura lieu porte de Versailles (hall 4).

#5 Le Nord face au Sud

Avec VinoVision, il s’agit de créer une alliance inédite des «vins du Nord ». Les « septentrionaux » (par opposition aux méridionaux), se sont donc réunis en association. Mais l’on notera toutefois l’absence de l’Alsace (et du Jura) parmi les organisateurs. Les vignerons alsaciens seront toutefois les bienvenus.

Si le concurrent « désigné» reste Prowein, on notera un certain parallélisme avec Vinisud, le salon des « vins méditerranéens ». Ce salon du sud se tient à Montpellier… à la mi-février aussi, et a accueilli en 2016 plus de 2750 exposants et 30000 visiteurs professionnels, dont près de 10000 étrangers.

Esca, Muscadet, jolies bouteilles… Le sommaire du Vin Ligérien N°17

Le Vin Ligérien N°17 sera dans les kiosques dès le 18 février… Esca, Muscadet et jolies bouteilles au programme (entre autres) de ce nouveau numéro.

En avant-première, voici le sommaire.

Balade en Muscadet

Les muscadets continuent de travailler à leur évolution. La volonté de promotion d’une qualité à la hauteur de tous les grands vignobles français se forge à partir d’initiatives diverses et d’un travail de longue haleine.

Tour d’horizon de ce Pays nantais auquel il faut absolument s’intéresser.

Esca : où est l’espoir ?

ESCA / Vin Ligérien N°17, mars 2016 : ESCA, Muscadet

Pas une seule visite de vignes sans que l’on évoque ces maladies du bois qui interpellent la profession depuis plusieurs années maintenant. L’Esca notamment. Où en est-on sur le sujet ?

Constat et perspectives sur cette douloureuse question dans notre très large dossier sur lequel nous avons travaillé plusieurs semaines.

Jolies bouteilles : douze vignerons à découvrir

Portraits / Vin Ligérien N°17, mars 2016 : ESCA, Muscadet

 

Nos visites de caves vous conduisent ce trimestre dans les domaines suivants : Matthias et Emile Roblin (Bué), Jean-Baptiste et Géraud Charpentier (Reuilly), Vincent Siret (Lunery), Anne Josseau (Bourré), Eric Angier (Oisly), Jean-Baptiste Bonnigal et Stéphane Bodet (Limeray), Bernard Fouquet (Vouvray), Clothilde Pain (Panzoult), Laurent Herlin (Chouzé-sur-Loire), Eric Dubois (Saumur-Champigny), Christophe Daviau (Brissac-Quincé), la maison Ampelidae (Marigny-Brizay).

Envie de voir déjà leur tête ? Les photos sont à découvrir ici.

Quand la Loire était navigable…

La Loire à vélo fait un tabac, à juste titre. Mais avant le vélo, il y avait la marine fluviale, quand la Loire était navigable. Les seigneurs du fleuve se jouaient des grèves de sable, du vent ou se désespéraient de rester à quai quand la Loire n’en faisait qu’à sa tête, en crue ou à sec. Le commerce y battait son plein. La vie aussi. Embarquement immédiat pour les ports de la Loire.

Rencontre : Philippe Claudel

Entre littérature et cinéma, Philippe Claudel tisse une trame culturelle et artistique où se mêlent la patience et la rigueur des vignerons, dont il respecte l’amour de la terre. Amateur et consommateur de vins, ce Lorrain d’origine connaît les vins et les paysages. Il en parle à merveille.

Et aussi…

Nos agendas

Notre sélection de jolies bouteilles du trimestre.

La chronique de Kilien Stengel.

Notre porte-folio pour le plaisir des yeux.

En Touraine, on ne présente plus Rodolphe Le Meunier, Meilleur Ouvrier de France (M.O.F.), Fromager Affineur et Meilleur Fromager à l’International en 2007. Avec lui, nous vous proposons quelques accords vins et fromages.

Abonnez-vous au Vin Ligérien !

Loire : douze vignerons à découvrir ! (diaporama)

Histoires de vignerons

Dans le numéro de printemps du Vin Ligérien, douze vignerons ont joué le jeu du « portrait ». Un moment sans égal que ces rencontres avec  des hommes (et des femmes) et leurs histoires, parcours, choix…

Nos visites de caves vous conduisent ce trimestre dans les domaines suivants :

  • Matthias et Emile Roblin (Bué),
  • Jean-Baptiste et Géraud Charpentier (Reuilly),
  • Vincent Siret  (Lunery),
  • Anne Josseau (Bourré),
  • Eric Angier (Oisly),
  • Jean-Baptiste Bonnigal et Stéphane Bodet (Limeray),
  • Bernard Fouquet (Vouvray),
  • Clothilde Pain (Panzoult),
  • Laurent Herlin  (Chouzé-sur-Loire),
  • Eric Dubois (Saumur-Champigny),
  • Christophe Daviau (Brissac-Quincé),
  • la maison Ampelidae (Marigny-Brizay).

En attendant de découvrir les textes, voici déjà les photos de ces douze vignerons… avant peut-être de déguster leurs vins !

 

Vous pouvez également retrouver d’autres portraits dans d‘anciens numéros du Vin Ligérien.

Jolies Bouteilles #8 : Anjou rouge, domaine de Passavant

Passavant, domaine en biodynamie

Le château de Passavant, domaine en biodynamie, propose une jolie gamme de vins.

Or, pour cette cuvée, nous nous faisons l’écho d’un lecteur bordelais, David. Et pour qu’un Bordelais affirme qu’un rouge de Loire est excellent, il faut vraiment que cette bouteille soit à la hauteur de toutes les espérances… Voici ce que David nous en dit :

« Issu d’un terroir de schistes, où le cabernet franc est associé à 10% de grolleau, c’est un vin qui tiendra la route dans le temps. Mais il se goûte déjà très bien. Sur une volaille comme une dinde, il sera parfait. Plaisir, légèreté, fraîcheur sont au rendez-vous de cet Anjou rouge. Cet assemblage cabernet franc (essentiellement)-grolleau donne un vin à la robe rubis, au nez de framboise avec une touche de violette. En bouche, ses tanins souples et sa légère pointe épicée vous raviront les papilles. »

 Château de Passavant, route de Tancoigné 49560 Passavant-sur-Layon.

Anjou rouge 2012 (prix caviste 7, 50 €).

Tél : 02 41 59 53 96

www.passavant.net

Marche de la saint Martin de Printemps à Tours le 16 mars

Cinq étudiantes en communication à l’IUT de Tours ont décidé de prendre part aux festivités du 1700ème anniversaire de la naissance de saint Martin en organisant La Saint-Martin de Printemps.

En collaboration avec le Centre Culturel Européen Saint Martin de Tours et la Ville de Tours, elles vous invitent ainsi à découvrir saint Martin, personnage européen, symbole du partage, et ses légendes le mercredi 16 mars 2016 (9h30 – 12h30)

Cet événement festif invite les participants à (re)découvrir saint Martin à travers une randonnée animée entre l’abbaye de Marmoutier et la Tour Charlemagne (Tour de l’ancienne basilique Saint-Martin), au cœur de Tours, et une dégustation de produits martiniens.

Héloïse, Ninon, Alice, Léa et Marion ont voulu profiter de leurs années d’études à l’IUT en mettant en pratique leurs acquis au service de l’idée de partage et la valorisation du patrimoine tourangeau.

C’est cette envie qui les a menées à rencontrer leurs nombreux partenaires afin de faire de cette idée un moment partagé de l’année du 1700ème. De la création du plan de communication aux rencontres avec les producteurs locaux, ces jeunes étudiantes mettent tout en œuvre pour permettre aux participants et aux curieux de passer un moment convivial sur les pas de saint Martin.

Il faut soutenir le projet de ces étudiantes et participer à cette journée !

Bien entendu, notre revue Le Vin Ligérien sera présente pour cette manifestation à la Tour Charlemagne avec son hors-série de 100 pages sur saint Martin. Nous vous y accueillerons avec plaisir.

(Notre photo : à Szombathely, lieu de naissance de saint Martin, en Hongrie)

Les renseignements pratiques :

9h30 : Rendez-vous devant l’entrée de l’institution Mar­moutier (17 Quai de Marmoutier à Tours).

9h45 : Démonstration de la taille de la vigne, départ de la marche accompagnée des ânes de Balaam et ponctuée d’énigmes, démonstration de batelerie sur la Loire.

12h30 : Arrivée à la Tour Charlemagne (rue des Halles à Tours), plantation symbolique d’un pied de vigne et dégustation de produits martiniens (fromage Le Saint-Martin, cuvées Saint-Martin Vouvray et Chinon, poisson de Loire).

Inscription : inscription.saintmartin@gmail.com

Participation : 2 euros reversés à la souscription publique pour la restauration du dôme de la basilique Saint-Martin.

Comment venir ?

Bus 53 et 54, Arrêt Marmoutier. Horaires sur : www.filbleu.fr

Par les transports publics : ligne de bus 53 et 54, descendre à l’arrêt Marmoutier. Voir les horaires sur : www.filbleu.fr

Par voiture/covoiturage : parking prévu

Rendez-vous à Villebarou pour le salon des vins de France

Le Salon des Vins de France aura lieu le samedi 12 et le dimanche 13 mars à Villebarou, dans cette commune du Loir-et-Cher qui sait depuis longtemps célébrer le vin. 

Cela fait 26 ans que l’association La Vigne et le Vin organise le salon des vins de France à Villebarou (à 3 km de Blois), un des premiers salons des vins à tendance nature ! Défricheur sûrement, pionnier assurément !

Car bien loin de la mode des vins dit « tendance » ou vins de bobos, le salon des vins de France propose depuis 1990 des vins propres et expressifs, des rencontres avec des vignerons amoureux de leurs terroirs, le tout dans une ambiance très conviviale.

Plutôt porté sur les vins hors norme, le salon des vins de France est devenu, au fil des années, une des plus belles vitrines de ce qui se fait en vin nature, atypique, riche de diversité et d’expression. A Villebarou, c’est l’occasion de rencontrer des hommes et des femmes passionnés qui travaillent dans le respect de la vigne et du vin, de passer de bons moments en leur compagnie, de partager leur savoir-faire, leur doute aussi et d’échanger avec eux sur leurs vins, leur travail dans les vignes ou à la cave.

Les vignerons ? Ils sont quarante. Quarante vignerons fidèles venus de toute la France qui (re)viennent chaque année, convaincus par l’intérêt du salon et la démarche des organisateurs. On peut citer parmi les incontournables qui font l’ADN du salon : Antoine Arena, Marcel Richaud, Marc Pesnot, Christian Binner, Jean-Baptiste Senat, Jef Coutelou, Patrice Colin, Robert et Myriam Plageoles, Jean-Sébastien Gioan… Et au côté de ce joli panel, s’ajoutent bien sur des petits nouveaux qui travaillent dans le même esprit. Car La Vigne et le Vin a à cœur de partager ses découvertes et ses coups de cœur.

Le Salon des Vins de France, est un salon où l’on peut déguster, un salon où l’on peut acheter, où les amateurs de vins repartent souvent avec des références de vins goûtés au hasard des tables.

A partir de cette année, un stand additionnel, de passage, dénommé comet présentera une offre différente à boire (qui ne rentrerait pas dans les critères habituels de sélection), à manger, à lire, à écouter, à voir… pas de règle établie juste l’envie de partager. Pour notre comet 2016, nous accueillons David Ramnoux  – domaine des Bellevues – et son cognac.

Infos pratiques :

Salle des Fêtes de Villebarou (41). Horaires d’ouverture : de 10h à 18h30. Prix d’entrée : 4 €. Un verre est remis en consigne pour 1€ à chaque visiteur pour les dégustations.

Bar et petite restauration sur place

(Notre photo : Patrice Colin qui sera l’un des vignerons présents à Villebarou)

Contacts : http://salon-villebarou.blogspot.fr – salonvinsvillebarou@free.fr

 

 

VinoVision, le rêve parisien

Un nouveau salon des vins va voir le jour, le Salon International des Vins Septentrionaux. Rendez-vous à Paris du 12 au 14 février 2017.

Interloire, l’interprofession des vins de Loire qui chapeaute une bonne partie des appellations de la Côte atlantique nantaise au Loir-et-Cher, nous a fait suivre un communiqué hier après-midi. Pas d’invitation à une conférence de presse, par exemple, pour mieux comprendre de quoi il s’agit précisément. Mais un communiqué. Le ton est ainsi plus expéditif. Que nous dit donc ce texte : « Paris aura enfin son grand Salon du Vin professionnel pour prendre le temps de découvrir la richesse et le potentiel des vignobles septentrionaux. C’est également la première fois que des organisations professionnelles viticoles s’associent pour créer un grand Salon du Vin à Paris. »

Un salon né de la volonté commune des « interprofessions des Vins du Val de Loire, du Centre-Loire, de Bourgogne et du Syndicat Général des Vignerons de la Champagne » qui « s’associent à Comexposium pour créer VinoVision Paris, le premier Salon professionnel des Vins Septentrionaux, qui s’inscrira dans l’agenda international des Grands Salons du Vin. » Sans oublier que « les acteurs des autres régions septentrionales sont invités à rejoindre cette initiative. »

Ce nouveau salon s’ajoute ainsi aux nombreux déjà existants, car il y en a foultitude, grands et petits, régionaux, nationaux ou internationaux, au point que l’on ne sait plus, parfois, où donner de la tête. Un salon différent puisqu’à vocation « internationale » ? Nous verrons bien. Avec l’espoir, bien entendu, que les vins de Loire en tireront globalement profit en misant sur la curiosité des visiteurs puisqu’ils seront adossés à ceux de la Champagne et de la Bourgogne, par exemple. Les blancs du Sancerrois ayant, eux, conquis Paris depuis belle lurette ainsi qu’une partie de la planète. Ils se sont d’ailleurs même retrouvés, rappelons-le, sur la table du Jubilée de la reine d’Angleterre en 2012 grâce à la présence des flacons de Mickaël Picard, le jeune vigneron de Bué.

« Paris méritait ce grand salon des vins »

Toujours dans ce communiqué, on peut lire que ces vignobles du Nord de la France « se sont imposés mondialement avec le Champagne, leurs effervescents, leurs vins blancs de référence, leurs rosés et leurs rouges de plaisir et de gastronomie. » Et que « leurs cépages, le sauvignon, le chardonnay, le chenin, les pinots, les cabernets et tant d’autres…connaissent un rayonnement international. » On notera en passant que le melon de Bourgogne, cépage emblématique du Pays nantais – vous savez que nous aimons beaucoup les muscadets dans notre revue Le Vin Ligérien -, fait ainsi partie de la liste de ces « tant d’autres », puisqu’il n’est pas cité dans le communiqué émanant pourtant du Val de Loire alors qu’il constitue le plus grand vignoble blanc mono-cépage d’Europe…

On y lit aussi que « Paris méritait ce grand salon des vins. » Ce qui, soit dit en passant, ne peut pas être la seule motivation. On nous rappelle alors qu’ « historiquement, les vignobles de la Loire, de la Champagne et de la Bourgogne, et plus généralement des régions septentrionales, sont les vignobles de la capitale, par leur proximité géographique, par la force de l’histoire et par leur présence à la table du roi puis dans les restaurants parisiens. » On oublie en passant, puisque l’on parle d’Histoire – mais c’est parce que nous avons mauvais esprit et qu’il faut bien faire un peu d’humour – qu’Henri IV, certes promoteur des Jasnières, avait, en son temps, tordu le cou des vins de l’Orléanais qu’il avait même frappés d’une disgrâce totale sous prétexte de sombres raisons médicales… Ceci juste pour rappeler que la vérité est rarement une et unique. On notera ainsi que ce salon arrivera juste dans la foulée de celui d’Angers qui a fêté ses 30 ans en 2016. On imagine que les producteurs risquent de devoir choisir entre celui-ci et celui-là…

Toujours est-il que « 650 exposants sont attendus sur 15 000 m² pour la première édition » qui « propose une nouvelle vision du vin », veut « s’inspirer des attentes des acheteurs français et internationaux, à la recherche de vins accessibles dans des appellations prestigieuses, et apporter une réponse à ces nouveaux modes de consommation, de la gastronomie aux plaisirs quotidiens. » Ainsi, dans l’esprit des promoteurs de VinoVision Angers ne répondrait pas à l’attente des acheteurs. Nous avons, nous, eu l’impression inverse en 2016. Reste, et c’est vrai, que le communiqué ne dit pas cela, mais il le suggère tellement du bout des lèvres…

Une ambition « internationale »

Le communiqué indique encore que « l’attractivité de Paris, son accessibilité – mais Angers n’est tout de même pas le bout du monde – et son rayonnement mondial faciliteront l’accès des acheteurs. » Que « près de 10 000 spécialistes français et internationaux des différents circuits de distribution de la filière Vin sont attendus (import/export, CHR, cavistes et magasins spécialisés, GMS et e-commerce), faisant de VinoVision Paris un outil essentiel de développement en France et à l’export. » Sans oublier de préciser que « VinoVision Paris pourrait accueillir ultérieurement des vignobles étrangers et comparables dans la perspective de devenir une vitrine mondiale. »

A noter enfin que « les principales filières viticoles septentrionales de la France ont créé une association chargée de piloter, avec Comexposium, la mise en œuvre de ce projet ambitieux. »

Bon vent, donc, à ce nouveau salon qui devra trouver sa place, puisqu’il affiche une ambition « internationale », entre, par exemple, Vinexpo et Prowein. Il y a du pain sur la planche. Avec l’atout, car c’en est un et il faut le reconnaître, que les vignobles septentrionaux ont un joli coup à jouer au moment où les températures s’envolent sur l’échelle de la douceur. Cela valait-il pour autant un nouveau salon à Paris ? L’avenir seul le dira, pour terminer par une lapalissade.

Jean-Claude BONNAUD

Salon de l’Agriculture : l’avenir attend sa mise en musique

La Région Centre-Val de Loire s’affiche de belle manière sur le Salon de l’Agriculture. La journée de mardi fut une belle réussite.

Le Salon de l’Agriculture est notre madeleine à tous. Les visages y portent bonne mine. Les odeurs. Les sourires, quand bien même les grincements de dents se sont largement fait entendre cette année malgré les récentes décisions gouvernementales en matière d’allègement de charges. Mais des sourires, quand même, car il y a toujours de la réjouissance dans cette manifestation pas comme les autres. La plus grande ferme de France, comme on dit. Sans doute. Mais c’est surtout un retour à la nature, plus exactement encore un retour à la terre nourricière. On se demande bien pourquoi, d’ailleurs, dans ce pays, on ne parvient pas à répondre correctement à la seule question qui vaille : pourquoi diable celles et ceux, qui sont censés nous nourrir, ne parviennent-ils pas à vivre de leur métier ? C’est qu’à force de tirer tous les prix vers le bas – 4€ parfois le kilo pour une génisse élevée en bio ! -, on finit tout simplement par tuer l’agriculture.

Bref, le monde marche sur la tête. Ce n’est malheureusement pas une nouveauté. Mais ce n’est pas non plus une raison pour ne pas tenter de le remettre à l’endroit en appui sur les talents régionaux. En ce sens, la journée de mardi a permis à la Région Centre-Val de Loire d’assumer son rôle de promoteur d’initiatives très positives en rappelant que des talents existent bel et bien. Dans tous les secteurs d’activités agricoles. L’eau à la bouche, en conséquence, tout au long de cette journée. Quelques vignobles tourangeaux, des fromages où Chavignol, Selles-sur-Cher, Pouligny-Saint-Pierre et Sainte-Maure-de-Touraine soulignent les savoir-faire et la pertinence de ce métier. Les sablés de Nançay sont là également, comme la poire du Loiret et la bière artisanale, et on en passe, bien entendu. Rien que du bon, en tout cas, pour la région qui s’était mise sur son 31. Bien d’aplomb et droite dans ses bottes. A juste  titre puisque ces habits de fête, pourrait-on dire, collent parfaitement à l’authenticité que souhaitent trouver dans le Val de Loire les touristes étrangers. Le monde entier nous l’envie d’ailleurs. Et l’UNESCO ne s’y est pas trompée, qui a reconnu ces valeurs universelles immatérielles du bien-manger  et du bien-boire à la française en 2010, dix ans après l’inscription sur la liste du patrimoine de l’Humanité du Val de Loire, et sur 280 kilomètres de longueur, s’il vous plaît, de Sully, dans le Loiret, à Chalonnes, dans le Maine-et-Loire. Le seul fleuve de France, soit dit en passant, qui a eu droit, à ce jour, à cette distinction.

« Toute la performance des exposants »

Autrement dit, la Région Centre-Val de Loire est un produit en soi, que l’on veuille bien nous pardonner ce terme quelque peu marketing. Mais enfin, c’est tout de même la vérité ! « Proximité, typicité, saisonnalité, convivialité », comme l’indiquent les panneaux promotionnels sur les stands régionaux de ce Salon de l’Agriculture, région que l’on a parfois tendance à pourfendre pour ce qu’elle pourrait encore proposer de mieux si nous-mêmes affichions tous la fierté intime d’être au cœur d’un théâtre à ciel ouvert, très gourmand de surcroît.

Il est 11 h 30 et il est temps de se mettre les papilles en appétit. C’est aussi celui où l’on se rend compte de la santé des responsables politiques. Normal, après tout : nous sommes là sur une plateforme où les vins tiennent la barre (n’oublions pas que c’est la production la plus impactante sur la balance économique de la France après l’aéronautique). Rien à jeter, de toute façon, à aucune des haltes. D’autant que, derrière elles, des femmes et des hommes en tissent la toile de fond vivante et que leur travail impose le respect. Ce sont eux qui font vivre les territoires, il est utile de s’en souvenir, a fortiori à un moment où l’on a le sentiment que la campagne n’est pas très entendue. Passer du temps à son écoute, c’est essayer de la comprendre dans son intégralité, dans tous ses métiers. « Et être dans l’action à ses côtés », comme le souligne Nacer Meddah, le Préfet de Région.  C’est qu’il s’agit de répondre aux difficultés de cette agriculture dont François Bonneau, le Président de la Région, affirme qu’elle est un moteur incontournable de l’économie du Centre-Val de Loire en dépit de ses soucis. Dans le désordre, pour citer le Président de la Chambre régionale d’agriculture, Jean-Pierre Léveillard : « Les complexités administratives, les taxes et l’absurdité d’un monde qui fait que le litre de lait ne vaut pas plus que le prix de l’eau minérale. »

François Bonneau insiste sur l’absolue nécessité de sortir de ce tunnel d’effroi en s’appuyant, notamment, sur l’innovation, « elle aussi fondamentale pour l’ensemble des métiers de l’agriculture. » « Nous avons vu », explique-t-il encore, «  au travers de l’accueil chaleureux que nous avons reçu, toute la performance des exposants. Il nous faut revenir à une valorisation du travail. Avec la volonté de retrouver un rôle sur les marchés, dont les aléas font parfois chuter de 50% les prix à la production, afin de placer quelques stabilisateurs dans le système.» Sans oublier la place qui est aussi celle de l’agriculture lorsqu’on parle de tourisme.

Les pistes d’avenir existent donc. Il faut maintenant les mettre en musique.

Jean-Claude BONNAUD

(notre photo : François Bonneau attentif sur le stand de la poire du Loiret).

Export : les vins de Loire progressent de 6% en 2015

Pour l’export à l’étranger, les Etats-Unis et le Royaume-Uni représentent à eux deux presque 50% du marché (en valeur) des vins du Val de Loire. Et dans ces deux pays, les vins de Loire ont bien plu en 2015.

Etats-Unis : le Muscadet a la cote

L’export vers les USA a augmenté de 19% (*) entre 2014 et 2015. Ce succès profite à toutes les appellations du Val de Loire, et principalement aux vins blancs.

Le Muscadet a particulièrement bien marché, avec une augmentation (*) de 44% en un an. Viennent ensuite les vins de Sancerre (+21%) et Touraine (+15%).

Les Américains ont goûté également aux plaisirs des fines bulles du Crémant de Loire : +84% (*)  en un an.

Les rouges et les rosés sont moins connus aux Etats-Unis, mais le cabernet franc de Chinon a quand même progressé de 21% (*). Les jeunes « Millenials » (génération Y) semblent apprécier le rosé d’Anjou et le vin de Touraine.

A noter : trois journées « Spring to Loire » sont prévues cette année aux Etats-Unis, à New York City (5 avril), Chicago (19 avril) et Los Angeles (3 mai). Dégustations, séminaires et déjeuner de presse sont prévus, et ciblent des professionnels prescripteurs. Tout le programme est sur loirevalleywine.com

Royaume-Uni : augmentation de 7% de l’export

En volume, c’est le premier marché d’export pour les vins de Loire (le 2e en valeur). Et ce marché a encore augmenté de 14% (en volume) en 2015. Une progression remarquable dans un contexte plutôt défavorable aux vins tranquilles français, dont le marché décline doucement depuis plusieurs années.

En 2015, le Muscadet a augmenté de 23% et le Vouvray de 33%. Mais on note également une baisse du sauvignon de Touraine (-14%), due à une récolte moins abondante en 2014.

Interloire sera également à Londres du 23 au 29 mai, pour les « Loire Moments » dans le cadre de la London Wine Week.

* augmentation en valeur (et non en volume).

Source : communiqué Interloire, établi à partir des chiffres des Douanes.