La Loire à La Chapelle

Le Val de Loire ou la nourriture des paysages

Les rendez-vous 2016 du Val de Loire, organisée par la Mission Val de Loire, se sont déroulés toute la journée du 23 novembre, à Tours. Une onzième édition pour continuer à mieux appréhender l’ensemble de cet espace ligérien, inscrit sur 280 kilomètres au Patrimoine mondial de l’Unesco, entre Sully, dans le Loiret, et Chalonnes, dans le Maine-et-Loire. Deux régions qui fonctionnement main dans la main, au-delà des contingences politiques, il est utile de le préciser, non seulement pour la préservation de cet incroyable espace paysager, mais aussi pour lui ouvrir des horizons.

C’est tout le travail de la Mission Val de Loire, dirigée par Isabelle Longuet, que de gérer, de conseiller et de faire des propositions pour que ces paysages vivent. François Bonneau, président de la Région Centre Val de Loire, qui préside aussi la Mission, aime rappeler l’importance de ce mot paysages dans l’inscription au Patrimoine de l’Unesco. «  Cette journée de discussions, tous les deux ans, autour de la Loire, est très importante pour nous. Le propos, entre les deux régions concernées et l’Etat, est notamment d’organiser leurs actions sur un territoire qui est le plus vaste espace inscrit au patrimoine de l’Humanité et qui revêt évidemment beaucoup d’importance sur le plan culturel et touristique. »

Importance également parce que cet espace, au travers justement de ce mot paysage, « situe », poursuit François Bonneau, « les habitants au cœur de leur environnement, et en responsabilité. » Un regard que partage Régine Catin, conseillère régionale et maire de Fontevraud : « Cinq cents participants, voilà qui montre la montée en puissance réalisé autour de cet espace ligérien ! » Régine Catin n’oublie pas non plus le volet économique auquel ce travail concourt. A Fontevraud, elle en sait en effet quelque chose.

A la question, qui perdure, de la réouverture des paysages en bordure de Loire, Isabelle Longuet souligne « l’avancée de ces dernières années en termes de connaissances. Les Pays de Loire proposent d’ailleurs déjà un Atlas des paysages. A la Mission, nous travaillons aussi sur leur identification. » A noter que la mission peut également conseiller les collectivités en la matière. Les communes étant, de leur côté, à 95% sensibles à la gestion de ce patrimoine Unesco.

Il le faut ! Car qui dit inscription sur la liste du patrimoine de l’Humanité dit aussi devoirs… Des devoirs qui sont aussi des engagements envers l’Unesco.

L’année 2017, dans le Val de Loire, sera plus particulièrement celle des jardins auxquels nous nous intéressons particulièrement, et régulièrement, dans notre revue trimestrielle, Le Vin Ligérien. Ils concourent pleinement à l’attrait touristique de la région, les vignobles s’inscrivant parfaitement, soit dit en passant, dans ce panorama. En constituant une mosaïque d’appellations ne s’inscrivent-ils pas en effet eux-mêmes dans cette notion de jardins ?

Ces attraits, il convient plus que jamais de les rappeler lorsqu’on se souvient de cette année 2016, où les déchaînements climatiques ajoutés aux contraintes de sécurité sur le plan national n’ont pas rassuré les touristes, n’a pas laissé que des bons souvenirs, loin s’en faut.

Mais le Val de Loire a suffisamment d’atouts pour croire à l’avenir.