Catherine Medard et Cyril Robert (Vouvray) – Le Vin Ligérien n°18

L’un joue plutôt sur le registre de la sagesse, l’autre plutôt sur celui de l’élan permanent. Toujours est-il que Cyril et Catherine, qui fonctionnent maintenant en binôme à la tête du domaine Alain Robert, à Chançay, forgent leur avenir professionnel ensemble et dans une écoute mutuelle. Car si Cyril est aux affaires depuis l’amorce du troisième millénaire, il a su faire une place à Catherine depuis deux ans. Chacun dans sa partie, comme on dit. Etant entendu qu’Alain, le père, qui a véritablement fait le choix d’oublier la polyculture qui collait souvent au siècle passé, pour ouvrir la voie à la seule viticulture, continue de jeter un oeil aux vignes dont il éprouve quelques difficultés à décrocher complètement, comme le disent avec le sourire ses enfants. Qui lui reconnaissent, néanmoins, et avec affection, cette incontestable vista d’avoir su croire au chenin à une époque où cela ne procédait pas de l’évidence. Ils lui tirent également un sacré coup de chapeau pour son travail avec cette idée presqu’obsessionnelle d’avoir creusé, à force d’huile de coude, de belles galeries dans le coteau pour se constituer une cave digne des troglodytes de Touraine.»[…]

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Rémi Cosson (Noble-Joué) – Le Vin Ligérien n°18

Pour travailler la vigne et s’accommoder de ses aléas divers et variés, il convient d’abord d’être doté d’une sacrée aptitude à la philosophie. En cette fin de printemps frigorifiée, Rémi Cosson ne dira pas le contraire, lui qui a traversé la nuit précédente de notre visite au rythme des variations des températures. Le froid surprise de la fin d’avril a fait des siennes et a eu pour conséquence de plonger le mercure vers le bas, le très bas. Le vigneron d’Esvres-sur-Indre fait la moue en citant le – 4 °C des heures précédentes. »[…]

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Olivier Champion (Jasnieres – Coteaux du loir) – Le Vin Ligérien n°18

La seule chose dont on soit sûr et certain quand on choisit d’orienter son activité professionnelle dans la vigne est qu’il faut absolument avoir le goût du travail. Sinon, c’est mal parti… » A voir l’intéressé multiplier les tâches dans toutes les directions, nous voilà au moins rassurés sur ce point : le goût du travail est inscrit dans les gênes de la maison, calfeutrée dans un recoin du village de Poncé-sur-le- Loir, en contrebas d’une voie ferrée qui n’accueille plus guère de trains sur ses rails, et à portée d’un ruisseau qui se charge de donner de la poésie au décor.»[…]

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Jérôme Marcadet (Cheverny) – Le Vin Ligérien n°18

Rendre visite à Jérôme Marcadet, en Sologne vinicole, c’est prendre son temps. Car le vigneron aime recevoir sans se presser, heureux de faire partager son amour de ce coin du Loir-et-Cher, longtemps plus connu pour ses châteaux… et ses asperges. Il faut dire qu’en matière historique, l’environnement est exceptionnel : le château de Fougères-sur-Bièvre, à deux pas, celui de Cheverny et de Chambord, à quelques foulées, et, enfin, celui de Blois un peu plus loin qui fait lui aussi courir les foules. »[…]

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Marc Thibault (Coteaux-du-giennois) – Le Vin Ligérien n°18

A l’ombre des deux vignobles voisins aux allures de piliers, il prend le temps nécessaire à sa croissance. Et même si l’épisode du gel de ce printemps risque de ralentir la courbe, le processus est engagé à plus long terme. Entre Sancerre et Pouilly, les Coteaux du Giennois se construisent tranquillement une identité pour obtenir, à leur tour, une reconnaissance digne de leurs expressions diverses et variées. Ce sera pour demain, mais le quart de siècle de vécu autorise de très jolis espoirs. Certes, les froids printaniers auront, ponctuellement, compliqué la tâche des producteurs de ce périmètre de la Nièvre, aux portes du Loiret. D’évidence, la maltraitance imposée aux jeunes pousses par les gels inattendus se traduira par une très sensible baisse de la production. A quoi bon se masquer la réalité. On sait ici ne pas se raconter d’histoire ou se bercer d’illusions et la lucidité reste l’un des atouts majeurs du vigneron qui doit savoir miser sur le discernement entre l’essentiel et le superflu.»[…]

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Sortie du Vin Ligérien numéro 19

Le numéro 19 de notre magazine trimestriel, Le Vin Ligérien, sera disponible à compter de cette fin de semaine. Voici son sommaire :

A contre-courant de nombreux vins dont les degrés alcooliques grimpent vertigineusement avec la hausse des moyennes de températures, le grolleau pourrait bien être un cépage d’avenir. Gros plan sur son parcours au travers aussi de celles et ceux qui le défendent.

Nos portraits de vignerons, ce trimestre : Jean-Luc Joffre (Châteaumeillant), Gilles Crochet (Bué, Sancerre), Benoît Savigny (Trôo, Coteaux-du-Loir et Jasnières), domaine Tévenot (Candé-sur-Beuvron, Cheverny), Peter Hahn (Vernou, Vouvray), Frédéric Courtemanche (Saint-Martin-le-Beau, Montlouis), Bertrand Sourdais (Cravant-lès-Coteaux, Chinon), Béatrice et Pascal Lambert (Cravant-lès-Coteaux, Chinon), François-Xavier-Barc (Les Complices de Loire et leurs appellations dont le siège est à Saint-Nicolas-de-Bourgueil), Stéphane Gouraud (Vallet, Muscadet), Jean-Marc Tard (Chaillé-sous-les-Ormeaux, Fiefs Vendéens).

Notre sélection de jolies bouteilles.

Xavier Frissant, le président du syndicat des vignerons de Touraine-Amboise, et sa quinzaine d’amis et collègues de l’appellation Touraine-Amboise continuent le pied sur l’accélérateur en direction du futur. L’année 2017 approche et les Touraine-Amboise ne seront plus alors constitués que de chenin pour les vins blancs et de côt pour les rouges. Notre dossier spécial dégustation de cette appellation, auquel nous avons joint l’annonce d’un beau projet artistique.

Notre espace de respiration avec quelques belles images du Val de Loire.

Patrick de Carolis, dont on connaît la passion pour la culture, et son fils, Florent, vont travailler avec le Département d’Indre-et-Loire pour mettre en avant son patrimoine. Patrick de Carolis est ainsi passé par Loches et Chinon. Interview de ce grand journaliste, qui a su nous cheviller au corps, par l’intelligence de ses émissions télévisées, l’amour de notre patrimoine.

Il faut se rendre dans le très joli vignoble de la Côte Roannaise où les gamays trouvent des terrains qui transcendent leurs expressions. Balade sur les pentes de ces collines, situées à une heure de Lyon. Mais en Loire…

Ce sont des hommes et des femmes qui ont un jardin sous la main, mais aussi dans leur cœur et dans leur tête. Nous les avons rencontrés tout au long du Centre-Val de Loire. D’Apremont-sur-Allier à Chinon, en passant par Montbarrois, Illiers-Combray et Richelieu. Nous y avons ajouté nos coups de cœur, châteaux aux célèbres jardins : Chaumont, Chenonceau, Villandry, Beauregard, le Rivau. Sans oublier de plus discrets endroits, mais très intéressants.

Ludovic Poyau, chef de l’Auberge du Cheval Blanc à Selles-Saint-Denis en Sologne, est un passionné de champignons. En pleine saison, sa carte s’agrémente de belle manière de cèpes, chanterelles et autres mousserons. Petite leçon de cuisine mycologique en terre solognote.

Huit communes de plus dans l’appellation Chinon

Le Bulletin Officiel du Ministère de l’Agriculture, qui vient de paraître, modifie le cahier des charges de l’appellation Chinon. Huit communes de plus pourront dorénavant revendiquer cette AOC : Seuilly, Lerné, Couziers, Saint-Germain-sur-Vienne, Thizay, Cinais, Candes-Saint-Martin et Brizay. Ce qui fait que vingt-six communes au total feront maintenant partie de cette aire d’appellation. Dont le Clos de la Devinière, la maison natale de François Rabelais, située à Seuilly. Cela en réjouira donc beaucoup.

Cela signifie également que la confluence de la Vienne et la Loire est dorénavant incluse dans l’appellation Chinon « et met en cohérence son territoire que ce soit d’un point de vue géographique, sociologique et historique », explique le communiqué de presse du syndicat. Qui ajoute « qu’à l’aune des 80 ans de l’appellation (le 31 juillet 2017), la publication officielle de l’élargissement de la zone de production de l’AOC Chinon est une bonne nouvelle qui rejoint une volonté très marquée des vignerons de l’appellation d’intégrer ces huit nouvelles communes dans leur appellation, exprimée lors d’un Conseil d’Administration de son Syndicat, dès 2012. »

Le syndicat local ajoute « qu’en incluant la confluence de la Vienne et de la Loire à Candes-Saint-Martin, l’élargissement de la zone géographique de production clarifie la lecture et l’interprétation des paysages fluviaux et des parcelles qui les bordent. L’histoire du vignoble et, plus largement, du développement du territoire est ainsi mieux prise en compte. »

Gageons que les vignerons de ces secteurs auront à cœur d’être à la hauteur de cet horizon nouveau qui suppose également de nouvelles responsabilités.

(Notre photo : le Clos de La Devinière)

 

L’Organisation mondiale sur l’oenotourisme en conférence

L’Organisation mondiale du tourisme (O.M.T.), en collaboration avec l’administration nationale géorgienne du tourisme, organise la première Conférence mondiale de l’OMT sur l’œnotourisme dans la région viticole de Kakhétie, en Géorgie, du 7 au 9 septembre.

« La Géorgie possède une tradition viticole tout à fait particulière, vieille de 8 000 ans et reconnue par l’UNESCO comme un élément du patrimoine immatériel, ce qui en fait le cadre idéal pour accueillir la Conférence mondiale sur l’œnotourisme. Les succès récents de notre pays pour accroître le nombre de touristes, conjugués au développement des produits touristiques, de la stratégie de marque et du marketing, offrent des conditions optimales pour l’échange de meilleures pratiques, de données d’expérience et de connaissances », a déclaré le Vice-Premier Ministre et Ministre de l’économie et du développement durable de la Géorgie, Dimitry Kumsishvili.

La Géorgie confirme ainsi sa percée dans le monde du vin. On l’a vue récemment invitée d’honneur du Congrès national des Œnologues de France, qui s’est tenu en mai dernier en Touraine. On sait également que plusieurs vignerons ligériens, notamment dans le Loir-et-Cher s’intéressent à leur méthode de vinification en jarres. Pas de doute, ce pays mène, et c’est logique eu égard à son histoire en matière vinicole, une offensive séduction sur les marchés internationaux. D’autant que les autorités géorgiennes savent très bien l’intérêt du public international pour l’oenotourisme. Un secteur d’activités, selon les responsables géorgiens, qui « est un segment en plein essor, très porteur dans l’optique de diversifier la demande. Dans le cas de la Géorgie, le potentiel de ce segment est bien connu. Aussi nous réjouissons-nous de tenir cette première Conférence mondiale de l’OMT sur l’oenotourisme dans ce pays » a par ailleurs ajouté le Secrétaire général de l’OMT, Taleb Rifai.

La gastronomie et le vin étant devenus des éléments essentiels pour découvrir la culture et le style de vie des différents pays, l’OMT a lancé en septembre 2015 le Réseau OMT de gastronomie. C’est dans ce contexte que cette organisation est en train de mettre au point un prototype de tourisme œnologique en Espagne. Ce dispositif recouvre une analyse oenotouristique par rapport à d’autres segments touristiques et « la conception d’un modèle innovant de développement des produits visant à intégrer les exploitations viticoles dans le cadre plus large du patrimoine culturel, économique, social et environnemental de leur territoire. » Les résultats de la mise en place de ce dispositif seront présentés lors de cette conférence mondiale.

(Notre photo : quelques flacons géorgiens)

Vignes, Vins, Randos : rendez-vous les 3 et 4 septembre

Indispensable rappel que de signaler cet événement de la rentrée en Val de Loire les 3 et 4 septembre ! Vignes, Vins, Randos, ce sont quatorze balades vigneronnes sur fond de paysages inscrits au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Des balades à réaliser en familles ou entre amis, à la rencontre des vignerons et négociants du Val de Loire, qui vous emmènent à travers les différentes appellations pour vous raconter la vigne et déguster ses vins.

Cette année, VVR proposera une sorte de thérapie du bonheur avec des balades Yoga du rire. Une bonne idée de week-end, c’est certain ! Avec un beau succès prévisible à la clé dans la mesure où, en 2015, plus de 11 000 randonneurs ont participé à ces deux journées.

A noter que le kit du parfait randonneur vous sera remis au départ pour vous permettre de goûter les saveurs des terroirs et comprendre toutes les richesses du Val de Loire. Au retour, le village VVR vous proposera des gourmandises, des animations et une vente des vins dégustés au cours de la balade à laquelle vous aurez participé.

La grande nouveauté de l’édition 2016 consitera donc à un prendre part à des rando-zen pour éclater de rire dans les vignes ! Sur toutes les balades, une pause initiation au Yoga du rire sera organisée. Unique en France ! Les vignerons seront accompagnés de maîtres-yoga pour ces balades vigneronnes dont l’objectif est stimuler la joie de vivre. Attention, ici, le rire sera obligatoire ! L’idée étant de se ressourcer en pleine nature et de faire le plein d’énergie avant la rentrée !

A noter également quelques nouvelles entrées dans les parcours VVR, en l’occurrence l’appellation Muscadet Sèvre-et-Maine La-Haye-Fouassière. Un nouveau cru à découvrir. Rappelons enfin que les quatre grandes maisons de fines bulles saumuroises vous feront visiter leurs caves troglodytes et que l’appellation Vouvray vous proposera une balade spécifique Sur les pas de Saint-Martin.

Pratique : Des parcours classiques de 6/8 km – 3h environ ; des parcours famille de 1h – 1h30 environ. Plus d’informations sur www.vvr-valdeloire.fr