Touraine : l’exemple emblématique de la réorganisation des dénominations
Touraine-Oisly et Touraine-Chenonceaux : affirmation de terroirs
Depuis le début des années 2010, la grande appellation Touraine a connu un véritable morcellement – ou, si l’on préfère, une reconnaissance nouvelle de ses micro-terroirs. En 2011, la mention Touraine-Oisly est devenue une dénomination géographique officielle, suivie en 2011 également de Touraine-Chenonceaux. Ces changements, validés par l’INAO (source : INAO), visent à inscrire le typicité de deux terroirs forts :
- Touraine-Oisly pour ses sauvignons fins sur sables et graviers du Cher, une singularité marquée sur moins de 250 hectares.
- Touraine-Chenonceaux qui s’étend de part et d’autre du Cher sur à peine 300 ha, avec une reconnaissance particulière pour les rouges à majorité malbec et les blancs à dominance sauvignon.
Ce zoom sur des terroirs restreints traduit une volonté de valoriser la qualité et l’originalité, tout en répondant à la demande croissante de vins d’auteur.
Suppression et redécoupage de certaines zones
Cette montée en précision s’accompagne parfois d’exclusions. Entre 2016 et 2020, certaines communes, considérées comme moins pertinentes géologiquement ou historiquement, ont été sorties du périmètre Touraine général, recentrant l’appellation sur ses cœurs identitaires (source : Fédération des vins de Touraine, communication interne).