Pourquoi tant de cépages rares en Val de Loire ? Petit détour historique
Jusqu’au phylloxéra (fin XIXe siècle), le Val de Loire offrait une mosaïque prodigieuse de cépages, à l’image de ses terroirs. On ne comptait pas moins de 200 variétés recensées en Anjou, selon les archives d’études ampélographiques (source : Dictionnaire encyclopédique des cépages, Pierre Galet).
L’appauvrissement ampelographique a été accéléré par :
- Les crises sanitaires (oïdium, phylloxéra, mildiou)
- La mise en place des AOC dans les années 1930-1940, qui ont limité le nombre de cépages “autorisés”
- La recherche de productivité et de standardisation
Aujourd’hui, une quinzaine de cépages majeurs font 95 % de la surface ligérienne (source : InterLoire 2023). Mais sous la cendre, quelques braises persistent, portées par la passion, la curiosité, parfois la résistance d’artisans-vignerons.