Repères géographiques : Démarcations et évolutions du territoire
Touraine, entre mosaïque et “appellation ombrelle”
L’AOC Touraine englobe plusieurs sous-appellations ou dénominations géographiques complémentaires : Touraine-Amboise, Touraine-Mesland, Touraine-Azay-le-Rideau, Touraine-Chenonceaux, etc. L’appellation s’étend ainsi sur le Maine-et-Loire (ouest), l’Indre-et-Loire (centre), le Loir-et-Cher (nord), et même l’Indre (sud). Cette vaste extension traduit la diversité des paysages viticoles du Loir-et-Cher à la limite du Berry, mais aussi une hétérogénéité de styles.
Parmi les communes les plus emblématiques de Touraine :
- Amboise
- Chinon
- Montrichard
- Saint-Aignan-sur-Cher
L’AOC Touraine, parfois qualifiée “d’appellation à tiroirs”, a vu nombre de ses villages obtenir leur propre reconnaissance au fil des décennies, ce qui témoigne de la force des ancrages locaux (voir Vins Val de Loire).
La singularité de Vouvray, la perle de la rive nord
Vouvray, si proche de Tours qu’elle en devient presque banlieue agricole, bénéficie d’une situation privilégiée : le plateau calcaire du Turonien, entre Loire et Brenne, façonne un vignoble presque en terrasse, où le Chenin atteint une expression cristalline. La délimitation historique de l’AOC, établie par décret dès 1936, n’a guère évolué depuis.
Les huit communes de l’appellation sont :
- Vouvray
- Vernou-sur-Brenne
- Noizay
- Chançay
- Rochecorbon
- Parçay-Meslay
- Reugny
- Monnaie
Signalons qu’en 2023, les parcelles en production se situent principalement sur Vouvray et Rochecorbon (environ 75% de la surface exploitable).
Montlouis, la rive d’en face, identité forte
En face de Vouvray, séparée par le lit du fleuve, Montlouis-sur-Loire développe une personnalité affirmée. Créée en 1938, l’appellation occupe trois communes seulement : Montlouis-sur-Loire, Lussault-sur-Loire et Saint-Martin-le-Beau. Les sols d’alluvions, mais aussi de tuffeau, offrent au Chenin blanc des nuances très différentes du voisin du nord.
La proportion du vignoble Montlouisien en agriculture biologique atteint des sommets à l’échelle ligérienne : 65% des surfaces, selon le Syndicat de l’AOC, illustrant une sensibilité particulière à l’environnement et au terroir.