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Grandes Tablées de Saumur : ambiance « vintage » et anniversaire

Les Grandes Tablées de Saumur, c’est le rendez-vous incontournable au cœur de l’été, et c’est ce mercredi 2 et jeudi 3 août 2017. Au programme, ripailles, musique et souvenirs…

 

Les Grandes Tablées de Saumur célèbrent cette année les 60 ans de l’appellation Saumur-Champigny (rendez-vous cet hiver pour lire le dossier spécial réservé à l’appellation dans notre magazine). En toute logique, le thème du « Vintage » a été retenu, avec plusieurs surprises annoncées…

Pour le reste, la formule des Grande Tablées reste inchangée : 2km de tables installées devant l’hôtel de Ville, deux fois 3000 convives attendus, deux fois 2000 badauds, la terrine vigneronne… Et une ambiance survoltée ! Il n’est pas possible de réserver sa place, mais il est obligatoire d’acheter son billet en avance. Les amitiés nées au hasard des rencontres sur les tablées font tout le charme de cette soirée extrêmement conviviale.

La Cuvée des 100 vignerons :
du Saumur-Champigny spécial Grandes Tablées de Saumur

Chaque édition des Grandes Tablées a droit à sa fameuse « Cuvée des 100 vignerons », réalisée pour l’occasion. Chaque domaine de l’appellation donne 15kg de raisin par hectare cultivé, pour élaborer cette cuvée spéciale. Au final, ce sont 4000 bouteilles de Saumur-Champigny qui sont servies « à discrétion » aux convives.

La soirée se déroulera en musique, puisque plusieurs groupes musicaux animeront la fête: la Grosse Orchestra, Joyeux Bordel, Pompas et Solo& Friends, Scratophone Orchestra… Pour clôturer la soirée, le concert final sera donné par les Monstroplantes, groupe lyonnais d’électro brass band.

 

Pratique. Mercredi 2 et jeudi 3 août 2017, dès 19h30, Grandes Tablées de Saumur. Tarifs : 13€ repas + verre de dégustation (réservation obligatoire) / 5€ verre de dégustation (sur place).

Réservations en ligne ou auprès de l’Office de Tourisme du Saumurois, tél. 02 41 40 20 60 ou infos@ot-saumur.fr

BD : la success story « Pur Jus »

Fleur Godart et Justine Saint-Lô signent à quatre mains la bande dessinée Pur Jus, promenade ultra-documentée dans le vignoble « nature ».

 

Avec déjà plus de 4000 exemplaires vendus, Pur Jus rencontre un joli succès, porté par un bouche-à-oreille flatteur.

Dans cet album aux couleurs douces, le lecteur suit les deux auteures dans leur périple, à la rencontre d’une trentaine de vignerons de France (et d’Espagne), dont quelques-uns de Loire. Dans leurs vignes, ils nous parlent de leur passion, de leurs inquiétudes, des joies et des peines de leur métier. Les propos sont techniques, voire pointus. Mais les dessins empreints de poésie de Justine Saint-Lô rendent le propos non seulement compréhensible mais même instructif ! Il y a en prime pas mal d’humour et de simplicité…

Rencontre avec Fleur Godart, qui signe les jolis textes de Pur Jus :

 

Comment est née cette bande dessinée ?

Fleur Godart. « Dans mon travail (grossiste en vins et volailles), je rencontre beaucoup de vignerons, et je me suis rendu compte que je colportais souvent les infos techniques d’un vigneron à l’autre. Avec Justine Saint-Lô, on est donc parties sur un petit carnet de techniques pour les viticulteurs… Rapidement, c’est devenu plus que ça. En gros, de juillet 2015 à juin 2016, on a passé tous nos week-ends dans les vignes. J’enregistrais les échanges, et Justine les illustrait ensuite. »

Pur Jus : « Une petite fenêtre sur ce qui se passe dans le vignoble »

Les propos des vignerons sont très techniques. Pur Jus s’adresse-t-il aux vignerons ou aussi aux béotiens ?

« Les deux. Ca peut s’adresser aussi aux professionnels du vin qui n’ont pas forcément l’opportunité d’aller dans les vignes tous les week-ends. Pur Jus, c’est une petite fenêtre sur ce qui se passe dans le vignoble.

Mais nous avons aussi eu des retours très enthousiastes de novices, qui étaient contents d’apprendre tout ça, avec des explications très concrètes.

C’est vrai que c’est très technique, du coup, ça va aussi intéresser des vignerons. Mais le dessin de Justine, qui apporte de l’humour et de la tendresse, rend les sujets pointus très accessibles. »

 

Les vignerons rencontrés travaillent tous en bio, voire dans l’esprit du vin dit « nature ». Pourquoi ce choix ?

« Nous avons choisi des gens dont nous aimions les vins au départ. Ensuite, on n’est pas dans le jugement moral… Mais on a fait le choix de parler de choses et de gens qui nous rendent heureuses. Ce qu’on a appris, c’est qu’il n’y a pas une vérité. La BD montre justement qu’il y en a plusieurs, ce qui va à l’encontre du côté dogmatique que peut avoir parfois le mouvement du vin naturel. C’est plutôt une invitation à l’essai, à l’expérience, le petit caillou dans la chaussure du conventionnel. Si en lisant ça, un conventionnel se dit « Ah tiens, la prochaine fois que je passe dans le coin, je m’arrête pour lui parler », déjà, c’est chouette ! L’idée c’est de dire aussi : « Si vous vous posez des questions, sachez qu’il existe tout un tas de vignerons qui ont des réponses là-dessus… »

 

Propos recueillis par J.R.

 

Agenda dédicaces

Les deux auteures de Pur Jus seront présentes pour vendre et dédicacer leurs albums :

Dimanche 1er avril, au salon du Vin à Alençon.

Samedi 15 et dimanche 16 avril, à Guipel (35), pour le salon Vinicircus

Samedi 13 et dimanche 14 mai, à Saumur, dans le cadre du Livre et Du Vin

 

« Pur Jus », Fleur Godart et Justine Saint-Lô, éd. Marabout, 22€

Page Facebook

 

 

 

 

Salons : cinq rendez-vous pour découvrir la Loire au naturel

Les salons se bousculent avant les fêtes… De Nantes jusqu’à l’Auvergne, voici cinq événements alternatifs, organisés par des vignerons et ouverts au grand public qui font la part belle aux vignerons de Loire en bio, biodynamie ou naturels.

Anges Vins, salon des vins à Saint-Aubin-de-Luigné#1 Les Anges Vins à Saint-Aubin-de-Luigné

Samedi 26, dimanche 27 et lundi 28 novembre

Les Anges Vins sont une vingtaine de vignerons d’Anjou, qui ont en commun de produire des vins issus de l’agriculture biologique. Le salon des Anges Vins est né il y’a 11 ans, de la volonté d’une vingtaine de vignerons qui voulaient promouvoir une démarche d’agriculture respectueuse de l’environnement et de leurs clients.

 

 

 

Le blog des Anges Vins

Salle Jean de Pontoise

49190 Saint-Aubin-de-Luigné

Entrée : 5 euros (Le verre à dégustation est offert)

Les vins sont à vendre et à emporter sur place.

 

#2 Les Vins du Coin, à Thésée-la-Romaine

Salons de Loire : Les Vins du Coin, salon des vins à Thésée-la-Romaine

Rendez-vous dans le Loir-et-Cher, à Thésée-la-Romaine pour le salon des Vins du Coin, samedi 26 et dimanche 27 novembre.

22 domaines installés entre les vallées du Loir et du Cher : raisins produits selon les principes de l’agriculture biologique, vendanges manuelles, très peu de sulfites (40 à 50 mg maximum)…

 

 

 

 

 

Salle Vaulx-St-Georges, mairie de Thésée-la-Romaine

Accès aux dégustations : 5€.

Page Facebook 

Le site des Vins du Coin

Pour réserver un repas avec les vignerons le samedi soir : lesvinsducoin@gmail.com

 

#3 Le salon des Vins Vivants à Nantes

Salons de Loire : salon des vins Vivants 2016 à Nantes

Samedi 3 et dimanche 4 décembre

Les vignerons de Pinards et Jus d’Ancenis et le réseau professionnel Grains de Raison, proposent un tout nouveau salon des Vins Vivants à Nantes, au Solilab (sur l’île).

A l’affiche : les neuf vignerons de Pinards et Jus (coteaux d’Ancenis), onze vignerons de Loire et vingt vignerons de toute la France sélectionnés par Grains de Raison.

Soit 40 vignerons à découvrir !

 

 

Samedi 3 et dimanche 4 décembre 2016, de 10h à 18h.

Solilab, 8 rue Saint-Domingue, île de Nantes

Entrée 5€, verre de dégustation compris.

Les vins sont à vendre et à emporter sur place.

Plus d’une centaine de vignerons à découvrir dans ces salons alternatifs

#4 Les 10 Vins Cochons

Salons de Loire : Salon des vins les 10 Vins Cochons, Châteldon

Samedi 3 décembre

 

Le salon des Auvergnats : rendez-vous à Châteldon, pour découvrir « plus de 40 vignerons » bio et naturels.

 

 

 

 

 

L’entrée est de 6€

Page Facebook

 

#5 En Joue Connection

Salons de Loire : En Joue Connection, salon des vins à Saint-Lambert-du-Lattay

Samedi 17 et dimanche 18 décembre

Saint-Lambert-du-Lattay (Anjou) devient pendant deux jours le quartier général de la nouvelle génération de vignerons « Straight outta Anjou ». LE rendez-vous des découvertes, 6e édition déjà.

 

 

 

 

 

Samedi 17 et dimanche 18 décembre 10h-18h

Salle Marylise, Saint-Lambert-du-Lattay

http://www.enjoueconnection.fr

Entrée + verre 5€

Une journée 100% grolleau

Vendredi 22 avril, la promotion 2016 du BPREA viticulture-œnologie de Montreuil-Bellay organise « Au bout du Grolleau ». Vignes, vinification, histoire, dégustation… toutes les facettes de ce cépage sous-estimé seront étudiées.

Le grolleau, cépage « qui se perd »

Le grolleau est un cépage « qui se perd un peu » en Anjou et Touraine, explique d’emblée Charles Busnel, stagiaire BPREA au lycée Edgard-Pisani de Montreuil-Bellay. « Avec les primes à l’arrachage, on voit régulièrement du grolleau arraché, à la faveur du cabernet. »

Il faut dire que les appellations font du grolleau un cépage d’assemblage, autorisé dans une limite maximale de 60% dans certaines AOC (Touraine Azay-le-Rideau).

« Le grolleau, il faut savoir le canaliser »

Pourtant, les étudiants en sont convaincus –et ils ne sont pas les seuls, le grolleau peut faire « de très bons vins » quand il est vinifié tout seul. « Les vins sont sur le fruit rouge, la violette. Les tanins sont très fins, décrit Charles. Ca peut faire des fins fluets, mais ça peut aussi donner des vins avec beaucoup de structure. Il n’y a qu’à goûter le grolleau du domaine des Roches Sèches.  Mais c’est un cépage très productif, il faut savoir le canaliser. »

Programme : le grolleau sous toutes les coutures

Organisée dans le cadre de leur formation, la journée « Au bout du grolleau » laissera la parole aux « défenseurs » de ce cépage.

Au programme à partir de 13h30, plusieurs interventions (à destination des professionnels) présenteront diverses approches du grolleau :

  • Sélection et conservation, avec Virginie Grondain, de l’IFV pôle val de Loire – Centre.
  • Conduite du vignoble, avec les expertises de Nicolas Rubin, agent d’ATV49, et du vigneron Nicolas Rubin.
  • Vinification du rouge, avec le vigneron Sylvain Potin (Clau de Nell).
  • Commercialisation, avec Patrick Rigourd, caviste à Angers (les Halles de la Roseraie).
  • Un salon, à partir de 17h, permettra de déguster… du grolleau uniquement, produit par une quinzaine de domaines angevins ! (tarif 5 euros).
  • Et pour finir, un repas à l’auberge des Isles permettra de tester des accords mets et grolleau. (Tarif : 30 euros, sur inscription à contact@auberge-des-isles.fr)

Pratique

Vendredi 22 avril, à partir de 13h30 au lycée Edgar-Pisani, route de Méron, 49260 Montreuil-Bellay. Entrée libre. Inscription / renseignements : lajourneedugrolleau@gmail.com ou tél.07 83 39 35 72.

Jolies Bouteilles #8 : Anjou rouge, domaine de Passavant

Passavant, domaine en biodynamie

Le château de Passavant, domaine en biodynamie, propose une jolie gamme de vins.

Or, pour cette cuvée, nous nous faisons l’écho d’un lecteur bordelais, David. Et pour qu’un Bordelais affirme qu’un rouge de Loire est excellent, il faut vraiment que cette bouteille soit à la hauteur de toutes les espérances… Voici ce que David nous en dit :

« Issu d’un terroir de schistes, où le cabernet franc est associé à 10% de grolleau, c’est un vin qui tiendra la route dans le temps. Mais il se goûte déjà très bien. Sur une volaille comme une dinde, il sera parfait. Plaisir, légèreté, fraîcheur sont au rendez-vous de cet Anjou rouge. Cet assemblage cabernet franc (essentiellement)-grolleau donne un vin à la robe rubis, au nez de framboise avec une touche de violette. En bouche, ses tanins souples et sa légère pointe épicée vous raviront les papilles. »

 Château de Passavant, route de Tancoigné 49560 Passavant-sur-Layon.

Anjou rouge 2012 (prix caviste 7, 50 €).

Tél : 02 41 59 53 96

www.passavant.net

In Vino Vita : 20 minutes pour (mieux) comprendre la biodynamie

« In Vino Vita » est un film documentaire tourné par l’Angevin Samuel Meeldijk. Il donne la parole à des vignerons d’Anjou qui pratiquent la biodynamie. Un film sensible et instructif, à découvrir.

« Avec In Vino Vita, mon objectif n’était pas de m’adresser à des professionnels du vin, mais d’expliquer la biodynamique au grand public», explique Samuel Meeldijk, le réalisateur. Vidéaste professionnel à Angers, il a commencé ce film il y a trois ans, sur son temps libre. Il a été présenté pour la première fois dans le cadre de la semaine des vins de Loire, à Angers, le 3 février, en présence de plusieurs des vignerons filmés.

« Je voulais essayer d’enlever le voile mystique qui flotte sur la biodynamie, en montrant des vignerons bien pragmatiques, qui ont les deux pieds dans la terre, et qui ne sont pas sectaires. Ce ne sont pas des gens qui dansent tout nus sous la lune ou je ne sais quoi…»

Environnement et vins plus fins

Dans In Vino Vita, le spectateur rencontre plusieurs vignerons –Marc Angeli, Nicolas Joly, Jean-François Vaillant… Chacun y raconte son parcours vers la biodynamie, son approche, ce qu’il y trouve.

Tous, bien entendu, sont convaincus. Le sujet du film n’est pas de questionner la biodynamie, mais bien de la découvrir.

On y découvre toutefois une belle « diversité de points de vue » : certains y vont par souci de l’environnement, d’autres d’abord parce que leurs vins y gagnent en finesse.

In vino Vita, à partager

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Les images sont superbes. Elles montrent, et c’est relativement rare, toutes les saisons du travail de la vigne, et comment ces hommes (et cette femme) tentent de trouver leur place dans ce cycle éternel qui dépasse leur entendement.

« In Vino Vita » est un film à découvrir et à partager !

Le parcours du film est à suivre sur sa page Facebook.