L’écrin géographique de l’AOC Touraine-Chenonceaux
Au cœur du Val de Loire, là où les vibrations du Cher dessinent des promesses de lumière sur les coteaux, se niche l’une des plus jeunes dénominations du vignoble ligérien : l’AOC Touraine-Chenonceaux. Son nom fait immédiatement surgir l’image du château, mais ce territoire ne se limite pas à la majesté renaissance. C’est dans un paysage subtil, méandreux, équilibre délicat entre bois, vignes, villages blottis et falaises de tuffeau, que le vignoble trouve sa vérité.
Officiellement reconnue en 2011 (arrêté INAO du 24 novembre 2011), l’appellation Touraine-Chenonceaux fait figure d’exception : elle n’existe qu’en rouge et en blanc, et s’étend sur une aire strictement délimitée au sud-est de Tours, sur les deux rives du Cher, parfois en balcon sur la rivière, parfois en retrait sur les plateaux.
L’AOC couvre :
- ~700 hectares potentiels (environ 200 hectares certifiés actuellement en production, selon l’ODG Touraine) ;
- 53 communes précisément listées, à cheval entre le département de l’Indre-et-Loire (37) et celui du Loir-et-Cher (41).
Parmi les villages phares : Saint-Georges-sur-Cher, Francueil, Chisseaux, Montlivault, Saint-Martin-le-Beau, jusqu’aux confins de Montrichard. Cette bande de terres ne doit rien au hasard : ici, les coteaux bénéficient d’expositions Sud et Sud-Ouest, propices à l’épanouissement de la vigne sur des sols particulièrement adaptés, alliant argilo-siliceux et calcaires.