Le grolleau en Anjou : l’ADN des rosés ligériens
En Anjou, le grolleau s’exprime comme nul part ailleurs – c’est ici qu’il déploie la plus vaste palette d’expression, selon le terroir et la main du vigneron. On le retrouve principalement dans deux appellations qui se partagent le marché du rosé de Loire :
- Rosé d'Anjou AOC : Grolleau majoritaire (souvent 50 à 80 % de l’assemblage) aux côtés de cabernet franc, gamay, pineau d’aunis. Caractère demi-sec, fruité éclatant, acidité enjouée. 80 % du rosé d’Anjou est vendu en grandes surfaces, principalement pour des usages festifs et estivaux (InterLoire).
- Rosé de Loire AOC : Rosé plus sec, assemblage où le grolleau côtoie cabernet(s) et gamay. Plus pâle, tendu, moins expansif.
Dans les deux cas, l’influence du grolleau est fondatrice : c’est lui qui apporte la « tête » aromatique du vin, l’acidité qui fait vibrer l’ensemble, et cette sensation de transparence, essentielle à la fraîcheur de ces rosés populaires.
Depuis une décennie, certains vignerons en Anjou révèlent aussi un grolleau vinifié en rouge (AOC Anjou, vins de France) : nature, frais, buvable, à la lisière de la tendance des vins de copains.